Mines

Mines : Anglo American annonce un programme massif de réduction de postes

L'Australien Mark Cutifani est le directeur général de Anglo American, à Genève durant l'édition 2012 du Africa CEO Forum.

L'Australien Mark Cutifani est le directeur général de Anglo American, à Genève durant l'édition 2012 du Africa CEO Forum. © Bruno Levy pour Jeune Afrique

La compagnie minière britannique a annoncé mardi qu’elle allait drastiquement réduire ses effectifs, qui passeront de 135 000 actuellement à moins de 50 000, à cause de la chute des cours du minerai de fer et des métaux industriels. Anglo American, né en Afrique du Sud, est très actif dans la pointe australe du continent.

Lors d’une présentation aux investisseurs, le groupe Anglo American a expliqué qu’il allait fortement diminuer le nombre de salariés et d’employés sous-traitants travaillant directement pour lui, via des suppressions d’emplois et des cessions d’actifs. Son nombre d’employés, qui était encore de 162 000 en 2013, devrait passer à 99 000 en 2016, à 92 000 en 2017 et à moins de 50 000 à l’avenir.

Selon un porte-parole du groupe, Anglo American devrait réaliser cette réduction massive de postes via une restructuration radicale de son portefeuille, avec pour résultat une réduction des effectifs jusqu’à environ 50 000. Il a précisé toutefois que cette restructuration comprendrait des cessions d’actifs, aussi les 85 000 emplois concernés ne vont-ils pas tous disparaître car de nombreux salariés seront employés par les nouveaux propriétaires des mines vendues.

Le groupe minier a notamment prévu de réduire le nombre de ses divisions de six à trois : De Beers (diamants), Industrial Metals et Bulk Commodities. Les détails sur le futur portefeuille de l’entreprise seront dévoilés en février, a indiqué Anglo American.

Chute des cours

Comme ses concurrents du secteur minier, le groupe est frappé par la chute des cours, particulièrement notable depuis le début de l’année. Anglo American estime qu’entre le 1er janvier et le 27 novembre, les cours du nickel ont plongé de 38 %, ceux du minerai de fer de 33 %, ceux du cuivre de 29 % et ceux du diamant de 15 %.

Le groupe s’attend à des dépréciations d’actifs comprises de 3,7 à 4,7 milliards de dollars, pour refléter entre autres l’impact de la chute des cours sur la valeur de ses mines. Il va suspendre le versement d’un dividende à ses actionnaires au titre du deuxième semestre et de 2016.  Anglo American veut aussi réduire ses dépenses d’investissements d’environ 1 milliard de dollars supplémentaires d’ici la fin de 2016.

« La sévérité de la détérioration des cours des matières premières nécessite des mesures plus audacieuses », a déclaré le directeur général du groupe minier, Mark Cutifani, cité dans un communiqué.

Racines

Basé à Londres, Anglo American — qui produit notamment du fer, du manganèse, du charbon, du cuivre, du nickel, des métaux platinoïdes et des diamants — a ses racines en Afrique du sud, où il a été fondé en 1917 et où il comptait près de 76 000 employés en 2013. Anglo American, qui a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 31 milliards de dollars, est également présent en Namibie, au Botswana et au Zimbabwe.

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