Diplomatie

Crise au Burundi : pourquoi Boni Yayi n’a finalement pas atterri à Bujumbura

Thomas Boni Yayi, président du Bénin.

Thomas Boni Yayi, président du Bénin. © Vincent Fournier/J.A.

En provenance de Johannesburg, l’avion de Thomas Boni Yayi n’a finalement pas atterri à Bujumbura. L’UA aurait pourtant demandé au président béninois d’y aller pour tenter de relancer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Que s’est-il passé ?

Il faudra encore patienter avant de voir Thomas Boni Yayi jouer les médiateurs dans la crise burundaise. Alors que des sources proches de la présidence du Bénin confiaient à RFI que l’Union africaine (UA) avait demandé, en marge du sommet Chine-Afrique de Johannesburg, au chef de l’État béninois de « se rendre dès que possible au Burundi » pour tenter de relancer le dialogue politique, les autorités burundaises affirment qu’elles n’ont pas été « associées » à la démarche.

« La coopération bilatérale ou multilatérale a des règles : il n’y a pas eu de ‘note verbale’, sollicitant une visite de travail du président béninois [Boni Yayi] au Burundi », dénonce Willy Nyamitwe, contacté par Jeune Afrique. À en croire le conseiller en charge de la communication du président burundais, Pierre Nkurunziza, les dirigeants de l’aéroport international de Bujumbura n’avaient reçu qu’une demande de l’avion du président béninois, Boni Yayi, sollicitant une « escale technique » le dimanche 6 novembre.

Au nom de « la souveraineté du peuple burundais » ?

« Le Burundi ne refuse jamais d’escale technique et le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile l’a accordée avec diligence », renchérit Willy Nyamitwe, soulignant toutefois qu’au final Boni Yayi « n’est pas passé par Bujumbura ». Parce que son homologue burundais ne voulait pas le recevoir, prétextant une indisponibilité, comme le laisse entendre l’entourage du président béninois ?

Du côté des autorités burundaises, on pointe plutôt la responsabilité de l’UA, soupçonnée d’avoir voulu imposer un nouveau médiateur dans la crise burundaise (actuellement, c’est Yoweri Museveni qui offre ses bons offices). « La tricherie ne peut que que discrétiser ceux de l’Union africaine qui veulent, au nom de je ne sais quel intérêt égoïste, fouler aux pieds la souveraineté du peuple burundais », tacle Willy Nyamitwe.

 

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