Économie

L’Opep maintient ses quotas de production jusqu’en 2016

| Par Jeune Afrique avec AFP
L’Opep a refusé jusqu’à présent de réduire sa production.

L'Opep a refusé jusqu'à présent de réduire sa production. © AFP

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunie à Vienne le 04 décembre, a maintenu les quotas de production des pays membres du cartel à 30 millions de barils par jour (mbj), faute de s’être mis d’accord sur un nouveau plafond.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunie à Vienne le vendredi 4 décembre, a choisi de maintenir les quotas de production qu’elle impose aux pays membres du cartel à 30 millions de barils par jour (mbj), rapporte l’AFP. C’est le niveau que l’organisation avait adopté en novembre 2014 et reconduit en juin 2015.

La production réelle de brut est dans les faits largement dépassée par les membres du cartel, et se situe actuellement, d’après plusieurs études, aux alentours de 32 millions de barils par jour.

Des sources officieuses avaient affirmé aux agences de presse, en milieu d’après midi, que l’Opep avait relevé son plafond de production de 30 à 31,5 mbj. Le communiqué de clôture de la réunion est finalement sorti vers 18 heures sans aucun objectif chiffré.

Les douze pays membres n’ont finalement pas réussi à se mettre d’accord. Le secrétaire général de l’Opep, le Lybien Abdallah el-Badri, a fait valoir que le cartel ne pouvait « avancer de chiffre maintenant parce que l’Iran arrive, nous ne savons pas quand il arrivera et nous devrons l’accueillir d’une façon ou d’une autre ».

Le Brent a chuté de -1,5 % vendredi à 43 dollars à 19 heures, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), à New York, est passé sous les 40 dollars le baril.

Impact limité

« Une réduction de la production n’aurait pas beaucoup d’impact sur le marché. L’Opep ne produit qu’environ 35 à 40% de la consommation mondiale. Si vous continuez à (vouloir) réduire la production, cela ne résout aucun problème. Nous avons besoin de nous adresser aussi aux pays non membres de l’Opep afin qu’ils nous rejoignent dans cette volonté de stabilité des prix », a indiqué Emmanuel Ibe Kachikwu, le ministre nigérian du Pétrole.

La chute des cours du brut, qui ont perdu plus de 60 % de leur valeur depuis la mi-2014, est pourtant en grande partie imputable à l’offensive commerciale de l’Opep, et notamment de son chef de file, l’Arabie saoudite, qui inonde le marché d’or noir pour contrer l’essor des hydrocarbures de schiste aux États-Unis.

Les pays du Golfe, l’Arabie saoudite en tête, ont en effet fait savoir à plusieurs reprises dernièrement qu’ils n’accepteraient de réduire leur production que si les producteurs extérieurs au cartel, notamment la Russie dont la production a atteint dernièrement un niveau record, s’engageaient également dans cette voie, ce que la plupart des analystes jugent peu probable.

 

L’Algérie, l’Angola, la Libye et le Nigeria comptent parmi les pays membres de l’Opep. La prochaine réunion du cartel est fixée au 2 et 3 juin 2016 à Vienne.

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