Agroalimentaire

La coopérative kényane KTDA lève 55 millions de dollars pour construire des barrages

| Par Jeune Afrique
Récolte de thé dans la région du Mont Kenya

Récolte de thé dans la région du Mont Kenya © Neil Palmer/CIAT/Flickr Licence Creative Commons

L’agence kényane pour le développement de la culture du thé (KTDA) a obtenu un prêt de 55 millions de dollars auprès de quatre institutions de développement afin de financer la construction de sept petites centrales hydroélectriques.

Kenya Tea Development Agency Holdings a annoncé le 03 décembre avoir conclu un prêt syndiqué de 55 millions de dollars afin de financer la construction de sept petites centrales hydroélectriques au fil de l’eau.

Ces ressources ont été mobilisées auprès de la Société financière internationale (IFC – Groupe de la Banque mondiale – 12,5 millions de dollars), du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP – 12,5 millions de dollars), de Proparco, filiale de l’Agence française de développement (15 millions de dollars) et de l’agence de développement néerlandaise FMO (15 millions de dollars).

Capacité

Les sept petites centrales hydroélectriques seront développées par KTDA Power, filiale dédiée aux projets énergétiques de la coopérative kényane. Elles disposeront d’une capacité totale de 16 mégawatts (MW) et approvisionneront 24 usines de KTDA. Leur mise en oeuvre est prévue d’ici deux à trois ans. Le coût total du projet est de 85 millions de dollars.

« En développant ses propres sources d’énergie, KTDA fiabilisera son approvisionnement électrique et mettra fin aux nombreuses coupures d’électricité contraignant ses usines à l’arrêt. Près de 60 % de l’électricité produite sera par ailleurs vendu à KPLC, l’opérateur national public du réseau de distribution kényan, et lui permettra de générer des revenus supplémentaires », se félicite Proparco dans un communiqué.

« C’est la plus grosse coopérative exportatrice de thé au monde, explique Julien Lefilleur, responsable de la division industrie et services de Proparco. C’est un modèle intégré, très abouti et très rare sur le continent, qui permet aux centaines de milliers de producteurs de percevoir des prix supérieurs de 10 % à 15 % à la moyenne ».

Émules

KTDA est détenue par 54 sociétés de productions de thé, qui contrôlent au total 66 usines de production et rassemblent environ 560 000 planteurs de thé. L’agence représente environ 60 pour cent de la production de thé au Kenya, une source importante de devises pour le pays.

La coopérative, créée dans les années 60 et privatisée en 2000, « commence à faire des émules, dans le café en Ethiopie par exemple. Mais d’autres pays africains pourraient aussi s’en inspirer », explique Julien Lefilleur.

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