Droits de l’homme

Niger : écran noir et silence radio contre « les violences » envers les journalistes

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 01 décembre 2015 à 13h17
Des soutiens du candidat à la présidentielle Hama Amadou lors d’une manifestation à Niamey le 14 novembre 2015

Des soutiens du candidat à la présidentielle Hama Amadou lors d'une manifestation à Niamey le 14 novembre 2015 © Boureima Hama/AFO

Une vingtaine de radios et télévisions privées du Niger ont suspendu lundi soir leurs émissions durant deux heures, afin de protester contre « les violences policières » subies depuis janvier par des journalistes lors de manifestions à Niamey.

La décision a été prise par les patrons de médias qui dénoncent ainsi « les violations répétées » et « les agressions » dont « sont victimes des journalistes lors de reportages », selon un communiqué commun. Ce mouvement de protestation intervient à l’occasion de la deuxième Journée de la liberté de la presse, décrétée chaque 30 novembre par les autorités. Sur les écrans des télévisions on pouvait lire lundi soir : « La Liberté de la presse est menacée au Niger faisons tout pour la protéger ». Comme les télés, des radios privées ont cessé d’émettre pour deux heures, à partir de 19h45 (18H45 GMT). En revanche, certains médias privés et d’État n’ont pas observé cette consigne.

Des arrestations à répétition

La semaine passée, Reporters sans frontières (RSF) a « dénoncé » des séries d’arrestations de journalistes au Niger, en « totale violation » de la liberté de la presse. Au Niger, une loi a remplacé depuis 2010 « les peines d’emprisonnement » de journalistes pour « des délits de presse par des amendes pécuniaires ».

De son côté, le ministre de la Communication, Yahouza Sadissou a soutenu que « l’environnement juridique assure un plein épanouissement de la liberté de presse et d’opinion au Niger ». Il a ajouté que « nonobstant quelques difficultés », la liberté de la presse « est une réalité tangible ».

Baba Alpha, le responsable de la Maison de la presse, qui regroupe les ONG et associations des médias locaux n’est pas de cet avis : il dénonce une  situation peu reluisante en 2015.  « En moins de six jours (en novembre), il y a eu six arrestations » de journalistes, a-t-il affirmé, pointant des « cas très graves de violations de la liberté des journalistes (…) jusque sur leur lieu de travail ».

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