Energie

IFC et l’OPIC mobilisent 91 millions de dollars pour une centrale électrique au Sénégal

Vue de la centrale électrique de la Senelec de Bel Air, zone industrielle de Dakar. Le 14 septembre 2012. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

La réouverture de la centrale du Cap des biches, située à Rufisque, est attendue en mai 2016

L’État sénégalais, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), le groupe énergétique américain Contour Global, la Société financière internationale (IFC – Groupe Banque mondiale) et l’Institution américaine de promotion des investissements (OPIC) ont signé, le 26 novembre à Dakar, un accord de financement de 91 millions de dollars pour la centrale du Cap des biches (Rufisque) située à une vingtaine de kilomètres de Dakar.

L’accord signé jeudi consiste en un prêt de 91 millions de dollars de l’OPIC avec une couverture de change apportée par IFC.

Modernisation

Ces ressources vont servir à financer la rénovation et la modernisation de cette centrale acquise par Contour Global en 2013 auprès de Greenwich Turbine, filiale du géant américain General Electric. Construite en 1998, elle est hors-service depuis 2007. Contour Global entend en faire une centrale fonctionnant à la fois au gaz naturel et au fioul.

D’une capacité de 53 mégawatts, la centrale du Cap des biches devrait en principe, être rouverte en mai 2016. Un contrat d’achat de l’électricité produite au Cap des Biches lie la Senelec à Contour Global.

Power Africa

La centrale du Cap des Biches est la quatrième à bénéficier d’un financement de IFC au Sénégal. Selon Bertrand de la Borde, directeur du département des Infrastructures en Afrique de l’institution financière, cette infrastructure « revêt une importance capitale pour le secteur de l’énergie au Sénégal et contribuera significativement à la satisfaction de ses besoins énergétiques, à la pérennisation de sa croissance économique et à la mise en œuvre de son plan d’émergence ».

Selon IFC, le Sénégal a besoin de 80 à 130 MW supplémentaires afin de pouvoir satisfaire ses besoins énergétiques, avec une demande domestique qui croît de 5 % à 8 % annuellement.

L’OPIC, dont c’est la première transaction dans le secteur de l’énergie au Sénégal, précise que ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour l’électricité en Afrique (Power Africa Initiative) lancée par le président américain Barack Obama en 2013 et qui vise à fournir 60 millions de raccordements et 30 000 mégawatts supplémentaires en Afrique subsaharienne.

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