Société

Kenya : le pape François a appelé les dirigeants du pays à travailler avec intégrité pour le bien commun

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Mis à jour le 25 novembre 2015 à 18:08

La façade d’une maison recouverte à l’effigie du pape, au Kenya, le 24 novembre 2015. © Ben Curtis/AP/SIPA

« Karibu papa Francis », un chœur de chants, des danseurs : François a reçu un accueil enjoué à son arrivée mercredi dans la capitale kényane. Pour sa première tournée en Afrique, le pape a atterri mercredi 25 novembre à Nairobi. Il restera deux jours au Kenya, avant de s’envoler pour l’Ouganda et la Centrafrique.

Le pape, plus effrayé par les moustiques que par le risque d’attaques terroristes 

Un voyage placé sous haute surveillance : les autorités ont déployé quelque 10 000 hommes pour assurer sa sécurité au Kenya, cible privilégiée des islamistes somaliens Shebab. Les routes empruntées par le convoi du souverain pontife ont par ailleurs été fermées, alors que plus d’un million de Kényans sont attendus dans la capitale pendant sa visite.

Mais à un journaliste qui lui demandait dans l’avion s’il était nerveux, le pape argentin, qui n’avait encore jamais mis le pied de sa vie en Afrique, a répondu en souriant: « À vrai dire j’ai davantage peur des moustiques ! »

Le terrorisme se nourrit de « la pauvreté et de la frustration »

À Nairobi, le pape a été accueilli par le président Uhuru Kenyatta, avec lequel il s’entretiendra en présence de toute la classe dirigeante.

« L’expérience montre que la violence, le conflit et le terrorisme se nourrissent de la peur, de la méfiance ainsi que du désespoir provenant de la pauvreté et de la frustration », a-t-il affirmé. Avant d’appeler les dirigeants du Kenya, pays miné par la corruption, à « travailler avec intégrité et transparence pour le bien commun ».

Les moments forts de sa visite au Kenya 

Jeudi, décrété journée nationale fériée de prière et de réflexion au Kenya, il présidera une rencontre œcuménique et inter religieuse. Il se rendra ensuite au siège de l’agence de l’ONU pour l’environnement afin d’évoquer les enjeux de la conférence de Paris sur le climat (COP21), qui s’ouvre lundi.

Autre rendez-vous très attendu : François se rendra vendredi dans le bidonville de Kangemi, en périphérie de Nairobi. Il devrait s’adresser aux mouvements populaires, chrétiens et non chrétiens, pour leur recommander d’organiser ensemble la défense pacifique des pauvres contre toutes les formes d’exploitation.

Le pape se rendra ensuite en Ouganda et en République centrafricaine. Tout au long de cette tournée, il devrait plaider pour la justice sociale, la protection de l’environnement, la paix et le dialogue interreligieux.