Économie

Gemalto déploie ses solutions biométriques en Guinée

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Mis à jour le 25 novembre 2015 à 19:03

Les stations d’enrôlement Coesys de Gemalto. © Gemalto

Le spécialiste des solutions de sécurité numérique Gemalto a déployé sa solution d’identification biométrique pour la modernisation du registre électoral en Guinée.

Coesys, la solution d’enrôlement et de vérification d’identité de Gemalto, a fait un converti de plus : la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la Guinée.

Le géant de la sécurité numérique a déployé 2 500 kits portables d’inscription biométrique des citoyens à travers la Guinée pour la modernisation du registre électoral du pays, en amont de l’élection présidentielle organisée en octobre dernier.

Marathon

Dans un communiqué publié le 24 novembre, Gemalto s’est félicité de l’opération pour laquelle le groupe a également recruté et formé 5 000 opérateurs d’enrôlement. Ceux-ci ont été déployés à travers la Guinée durant un marathon de 45 journées de travail réalisées de février à septembre en dépit de l’épidémie d’Ebola.

« Nous avons analysé la situation sanitaire dès le départ avec la Ceni et nous avons conclu qu’il n’y avait pas de risques, si les précautions recommandées étaient suivies. Aucun de nos opérateurs n’a été affecté »,  explique à Jeune Afrique Charles Mevaa, vice-président programmes gouvernementaux en Afrique subsaharienne chez Gemalto.

Ambitions

Le spécialiste de la sécurité numérique, très présent sur le secteur bancaire et les télécoms en Afrique, espère convaincre d’avantage d’États africains d’adopter ses solutions d’e-gouvernement.

La Guinée est le cinquième pays d’Afrique subsaharienne dans lequel Gemalto déploie la solution Coesys, après le Bénin (2011), le Burkina Faso (2012), le Gabon et Comores (2013).

Le groupe basé à Amsterdam est particulièrement actif dans les services de e-gouvernement au Gabon, en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire, au Maroc, au Nigeria, en Algérie et en Tunisie. Sur le continent, la multinationale compte des bureaux à Johannesburg, Rabat, Libreville et Abidjan.

Le groupe, qui emploie 14 000 salariés à travers 46 pays, a enregistré un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros l’an dernier.