Environnement

Infographies : le dramatique bilan des catastrophes climatiques en Afrique et dans le monde

Madagascar mise sur la revitalisation de sa forêt pourtant menacée pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. © JOANA COUTINHO/AP/SIPA

En 20 ans, les catastrophes climatiques ont coûté la vie de quelque 600 000 personnes, a annoncé l'ONU lundi 23 novembre. Conséquence : les Nations unies ont souligné l'urgence de parvenir à un accord lors de la COP21 pour endiguer les épisodes climatiques extrêmes, qui n'épargnent pas l'Afrique.

Depuis 1995, « les catastrophes météorologiques ont pris 606 0000 vies, en moyenne 30 000 par an, avec en plus 4,1 milliards de personnes blessées, devenues sans-abri ou ayant eu besoin d’une aide d’urgence », a indiqué dans un rapport le bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR).

La très grande majorité de ces décès (89%) ont été enregistrés dans des pays à faibles revenus et ont entraîné des pertes financières évaluées à 1,9 milliard de dollars (1,8 milliard d’euros).

Le bilan des différents types de catastrophes climatiques au cours ces 20 dernières années :

Sur le contient, le Kenya et l’Éthiopie très affectés 

Si les États-Unis et la Chine ont enregistré le plus grand nombre de catastrophes climatiques depuis 1995, notamment en raison de l’étendue de leurs territoires, ce sont la Chine et l’Inde qui dominent le classement des pays les plus touchés en terme de populations affectées.

Un classement dans lequel figurent également les pays africains, Kenya et Éthiopie en tête, qui compte respectivement 47 et 41 millions de personnes affectées. Les Nigériens ou Somaliens sont également parmi les plus touchés par ces catastrophes :

L’urgence d’un accord sur le climat à Paris 

D’après le rapport, qui se penche uniquement sur ces 20 dernières années, « les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes, du fait surtout de l’augmentation soutenue du nombre d’inondations et de tempêtes ». L’ONU prévient : cette progression devrait se poursuivre « dans les décennies à venir » bien que les scientifiques ne parviennent pas encore à déterminer dans quelle mesure l’augmentation de ces phénomènes est due au changement climatique.

« Le contenu de ce rapport souligne pourquoi il est si important qu’un nouvel accord sur le changement climatique émerge de la COP21 à Paris en décembre », a affirmé la directrice de l’UNISDR, Margareta Wahlstrom, dans la présentation du document. Ce grand rendez-vous climatique doit se tenir au Bourget, au nord de Paris, du 30 novembre au 11 décembre. Avec pour objectif de faire adopter à 195 pays, sous l’égide des Nations unies, un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète.

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