Sécurité

Attentats de Paris : Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé, tué dans l’assaut de Saint-Denis

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 19 novembre 2015 à 15h48
Abelhamid Abaaoud dans une vidéo diffusée par le groupe EI en Syrie.

Abelhamid Abaaoud dans une vidéo diffusée par le groupe EI en Syrie. © Capture d'écran YouTube

Le commanditaire présumé des attentats de Paris, le Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, a été tué lors de l’assaut donné par les forces de l’ordre françaises à Saint-Denis, au nord de Paris, mercredi.

Le corps d’Abdelhamid Abaaoud, considéré comme le commanditaire des attentats de Paris, ayant coûté la vie à 129 personnes le 13 novembre, vient d’être formellement identifié, selon un communiqué du procureur de la République diffusé jeudi 19 novembre.

La comparaison de traces papillaires a permis de déterminer qu’il a été tué au cours de l’assaut mené par le Raid rue Corbillon dans la nuit du 18 novembre à Saint-Denis. Le corps a été découvert dans l’immeuble, criblé d’impacts.

Les enquêteurs tentent toujours d’identifier les corps d’une à deux autres personnes tuées lors de l’assaut, dont peut-être celui d’une femme, avait indiqué mercredi le procureur. Une vidéo prise par un habitant du quartier semble également confirmer que la personne déchiquetée par le déclenchement de sa ceinture explosive est bien une femme.

La poursuite de l’identification des corps devrait permettre de dire si la femme est bien Hasna Ait Boulahcen, qui aurait 26 ans et serait née dans les Hauts-de-Seine. Cette probable kamikaze avait été mise sur écoute en raison de ses liens avec Abdelhamid Abaaoud. C’est sa surveillance qui avait convaincu les enquêteurs que celui-ci se trouvait en France.

Molenbeek

Le nom d’Abdelhamid Abaaoud était apparu comme une évidence quand les enquêteurs étaient parvenus à identifier l’un des kamikazes, Brahim Abdeslam, qui actionné sa ceinture d’explosifs boulevard Voltaire, à Paris, vendredi 13 novembre. Brahim Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud ont en effet tous deux vécu dans la commune bruxelloise de Molenbeek, un quartier populaire de la périphérie de la capitale belge, connue pour abriter des islamistes radicaux.

Les noms d’Abaaoud et d’Abdeslam apparaissent d’ailleurs ensemble à plusieurs reprises dans des dossiers criminels de droit commun, pour des faits commis à Bruxelles en 2010 et 2011.

Un recruteur

Abdelhamid Abaaoud aurait ensuite pris la direction de la Syrie il y a environ deux ans, en 2013. Depuis, il aurait fait de multiples allers-retours entre la Belgique et le Proche-Orient. D’abord connu comme un simple soldat de l’organisation, Abaaoud aurait gravi les échelons au sein de l’organisation, qui lui aurait confié la mission d’entraîner des jihadistes pour la planification d’attentats en Europe.

Sur la base d’une information livrée par un jihadiste espagnol interpellé en juin dernier en Pologne, les services de renseignement français ont ainsi interpellé mi-août un certain Reda H., de retour de Syrie. En garde à vue, ce dernier a révélé avoir reçu un entraînement pour commettre des attentats en France, dont le commandement était visiblement assuré par Abdelhamid Abaaoud.

Blessé durant les exercices, Reda H. était rentré en Europe avec pour consignes de commettre un attentat. Abdelhamid Abaaoud lui aurait remis une clé USB contenant des logiciels de cryptage et 2 000 euros en lui demandant de viser une cible « facile », telle une « salle de concert », pour « faire un maximum de victimes ».

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte