Sécurité

Centrafrique : l’ex-Séléka joue l’apaisement avant la visite du pape à Bangui

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Mis à jour le 19 novembre 2015 à 12h59
Le pape François prie pour les victimes du 11 septembre 2001, au mémorial du 11-Septembre, le 25 septembre 2015 à New York.

Le pape François prie pour les victimes du 11 septembre 2001, au mémorial du 11-Septembre, le 25 septembre 2015 à New York. © AFP

La visite du pape François est dans tous les esprits en Centrafrique. Mercredi, l’ex-Séléka a notamment appelé les Centrafricains à sortir en grand nombre pour témoigner de leur hospitalité, tout en garantissant la sécurité de la visite pontificale, sur laquelle le doute plane toujours.

« Nous invitons nos compatriotes entre autres musulmans centrafricains, à sortir en grand nombre pour  témoigner notre hospitalité, notre gratitude et démontrer au pape François que les problèmes que nous vivons en République centrafricaine ne sont pas des problèmes d’ordre confessionnels, bien au contraire, mais des problèmes de mal gouvernance », explique le communiqué du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’ancienne coalition Séléka.

« Nous  sommes convaincus de la nécessité d’encourager le dialogue entre les différentes composantes de la société centrafricaine pour la cohésion sociale, (…) le retour des réfugiés, (…) la mise en place des institutions consensuelles pour une transition apaisée et des élections libres et crédibles », ajoute le document signé du coordonnateur général politique, Moustapha Saboune.

Celui-ci appelle encore les Séléka, les anti-Balaka et la société civile à « tenir la parole donnée et à respecter l’esprit et la lettre des accords de paix » signés à Nairobi au Kenya.  « Le FPRC-Coalition-Séléka est disposé à apporter sa modeste contribution en matière de sécurité et d’accueil si nécessaire, lors de cette visite pontificale », ajoute-t-il.

Doute sur Bangui

La tournée du pape François en Afrique doit le mener au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, du 25 au 30 novembre. Le doute plane pourtant toujours sur cette dernière étape, prévue pour le 29 novembre. « On verra ensuite sur la base de la situation du moment, sur le terrain, si nous effectuons la troisième et dernière étape en Centrafrique », a ainsi averti le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, interrogé par le quotidien des évêques italiens, le 17 novembre.

« Le voyage en Afrique et le passage en République centrafricaine ont été fortement voulus par le pape », a-t-il rappelé. Mais, précise-t-il, « il est possible au dernier moment de décider si la situation locale ne le permet pas ». En attendant l’arrivée du pape en Centrafrique, 300 casques bleus sénégalais doivent y être envoyés afin de renforcer la mission de l’ONU déjà présente sur le terrain.

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