Économie

Un nouveau directeur général pour South African Airways, le 7e en quatre ans

South African Airways (SAA) a nommé un nouveau directeur général, le septième en quatre ans, a annoncé ce mercredi la compagnie aérienne plongée dans la tourmente en raison notamment de la renégociation d’un contrat avec l’avionneur européen Airbus.

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Mis à jour le 18 novembre 2015 à 13:03

Un avion de la South African Airways le 4 juillet 2011 à Johannesburg. © Stephane de Sakutin/Archives / AFP

« Musa Zwane, directeur général de notre branche SAA Technical chargée de la maintenance, a été nommé directeur général de SAA », a annoncé à l’AFP le porte-parole de la compagnie aérienne sud-africaine, Tlali Tlali.

La présidente du conseil d’administration de South African Airways, Dudu Myeni, au coeur de la polémique qui secoue le transporteur, a nommé M. Musa Zwane en remplacement de Mme Thuli Mpshe, qui assurait l’intérim à ce poste depuis août dernier.

Musa Zwane est le septième directeur général de SAA en quatre ans.

Questions urgentes

Le changement de PDG « est lié à des questions de ressources humaines urgentes qui requièrent une attention immédiate et entière de la part de la directrice des ressources humaines. Par conséquent, Mme Mpshe a dû reprendre son poste à plein temps de directrice des ressources humaines », a précisé Tlali Tlali.

Cette nomination intervient après le départ et la mise à l’écart en série de plusieurs hauts responsables de SAA, entreprise publique sous perfusion de l’Etat qui traverse depuis des années une profonde crise financière.

En début d’année, la compagnie avait renégocié la commande de 10 Airbus A320 pour la transformer en leasing de cinq appareils A330, un projet destiné à épargner 1,4 milliard de rands (92 millions d’euros), selon l’agence Bloomberg.

Mais la présidence de SAA a confirmé ce mercredi son intention de renégocier de nouveau ce contrat.

Leasing

Selon ce nouveau projet, « les avions seraient vendus à une société sud-africaine de leasing, et SAA les louerait en leasing à cette société sud-africaine au lieu de le faire directement auprès d’Airbus », a déclaré Dudu Myeni dans une lettre publiée dans le quotidien économique sud-africain Business Day.

« Louer en leasing directement via une entreprise sud-africaine va permettre à SAA de ne pas être exposée aux fluctuations de monnaie, puisque l’accord sera libellé en rands », a-t-elle expliqué, en référence au taux de change très défavorable du rand par rapport à l’euro.

Mais des experts s’interrogent sur le bien fondé financier d’une telle renégociation. « La restructuration de cet accord pourrait coûter 1,6 milliard de rands (103 millions d’euros) à SAA », a avancé l’association des pilotes de la compagnie aérienne.