Santé

Diabète : Merck et Novapharm démarrent leur production en Algérie

Unité de production de médicaments destinés au traitement du diabète. © Wikimedia Commons

Le groupe allemand Merck et son partenaire local, le laboratoire pharmaceutique Novapharm, ont annoncé le démarrage de la production de médicaments destinés au traitement du diabète en Algérie. 

Le géant allemand de l’industrie pharmaceutique Merck (11 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et le laboratoire algérien Novapharm ont annoncé l’entrée en activité de leur unité de production commune.

Située à Bou Ismail, dans la wilaya de Tipaza à 40 km d’Alger, cette unité pharmaceutique a demandé un investissement de 5 millions d’euros et dispose d’une capacité de production de 300 millions de comprimés par an, extensible à 500 millions de comprimés.

Traitement du diabète

La production de leur co-entreprise « Nova-Merck » sera consacrée aux médicaments destinés au traitement du diabète dans un premier temps et de l’hypertension artérielle dans un deuxième temps ». L’usine produit du Glucophage à des doses de 500, 850 et 100 mg.

Selon le groupe allemand, grâce au « partage des bonnes pratiques de fabrication, de transfert de technologie et de savoir-faire », la co-entreprise « aura un impact positif sur les capacités de production et l’avenir de l’industrie pharmaceutique en Algérie ».

Créé en 1995, Novapharm est dirigée par Yassine Benamara. L’entreprise algérienne indique compter parmi ses partenaires, outre Merck, le laboratoire pharmaceutique français Biocodex et l’italien Chiesi.

Production locale

Les estimations du nombre de personnes atteintes de diabètes en Algérie varient. Selon des chiffres cités par l’agence de presse officielle APS, près de trois millions d’Algériens seraient atteints du diabète. Selon l’International Diabetes Foundation, le pays compterait autour de 1,6 million de diabétiques et cette maladie entraînerait 14 000 décès par an.

La production de l’usine de Bou Ismaïl est destinée au marché algérien.

Le pays ambitionne de réduire les importations de médicaments et de produire localement 70 % de ses besoins contre 30 % actuellement, en encourageant la production nationale et en facilitant les investissements dans ce secteur.

Les importations algériennes de produits pharmaceutiques se sont chiffrées à près de 2,6 milliards de dollars en 2014. Selon le ministère de la Santé, le pays compte environ 75 unités de fabrication de produit pharmaceutiques opérationnelles.

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