Défense

Crash de l’avion russe dans le Sinaï égyptien : Moscou confirme l’attentat

Une partie de l'épave de l'avion de Metrojet qui s'est écrasé dans le Sinaï. © Suliman el-Oteify / AP / SIPA

Les services de renseignement russes (FSB) ont confirmé mardi 17 novembre que le crash de l'avion russe dans le Sinaï égyptien était un "attentat". Une thèse jusqu'alors privilégiée par le Royaume-Uni et les États-Unis.

« Pendant le vol, un engin explosif artisanal d’une puissance équivalente à 1 kg de TNT s’est déclenché », ont précisé les services de renseignement russes. Dans la foulée, le président russe Vladimir Poutine a promis de « trouver et punir » où « qu’ils se cachent » les responsables de cet attentat, revendiqué dès les premiers jours par l’organisation État islamique (EI). Le Kremlin a donc annoncé une intensification des frappes russes en Syrie.

« Le châtiment est inévitable »

« L’action militaire de notre aviation en Syrie doit être non seulement poursuivie, mais aussi intensifiée pour que les criminels se rendent compte que le châtiment est inévitable », a déclaré le président russe lors d’une réunion avec des responsables sécuritaires russes dans la nuit de lundi à mardi.

Le 31 octobre, l’Airbus A321 de la compagnie russe Metrojet s’était écrasé quelques minutes après avoir décollé de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, faisant 224 victimes. Dans la foulée, l’État islamique avait revendiqué être çà l’origine du crash, ce que Moscou n’avait pas confirmé et Le Caire avait qualifié cette revendication de « propagande ». Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient de leurs côtés privilégié l’hypothèse d’une bombe.

« Trouver et punir »

« Nous ne sécherons pas nos larmes. Cela nous marquera à jamais. Mais cela ne nous empêchera pas de trouver et punir les criminels », a déclaré Valdimir Poutine. « Nous devons le faire sans tarder, trouver leur identité. (…) Nous les trouverons en n’importe quel point de la planète et nous les punirons », a-t-il encore ajouté.

Cette annonce du président russe survient au lendemain de l’intervention de son homologue français, François Hollande, qui a annoncé lundi que Paris intensifierait ses frappes contre l’État islamique en Syrie après les attentats de Paris. François Hollande, qui s’entretient mardi à Paris avec le secrétaire d’État américain John Kerry, a par ailleurs annoncé qu’il rencontrerait Vladimir Poutine et Barack Obama pour favoriser la « création d’une seule et unique coalition » contre l’État islamique. Car jusqu’à présent, Washington et Paris d’un côté, ne s’entendaient pas avec Moscou sur la façon d’intervenir contre l’EI en Syrie.

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