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Télécoms : sur la voie de la Net-économie

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Économie

Manoj Kohli, le stratège d’Airtel

Le manager indien Manoj Kohli compte appliquer en Afrique les recettes éprouvées avec succès en Inde, son pays d’origine.

Mis à jour le 18 juin 2012 à 16:35

Débauché à prix d’or en 2002, Manoj Kohli a accumulé les postes à très haute responsabilité. © Noor Khamis

C’est un manager né. En trente-trois années de carrière – et après avoir multiplié les diplômes à l’Université de New Delhi -, il a collectionné les fonctions clés et les intitulés à rallonge dans toutes les entreprises où il est passé, d’abord dans le secteur agroalimentaire, puis dans les télécoms dès 1997. Nommé en 2009 « personnalité de l’année dans les télécoms », Manoj Kohli continue de cumuler les postes à très hautes responsabilités, puisqu’à l’âge de 53 ans il est PDG à l’international ainsi que codirecteur général de l’opérateur indien Bharti Airtel.

Ambition assumée

Débauché à prix d’or en 2002 par le numéro cinq mondial des fournisseurs de téléphonie mobile, c’est lui qui, depuis Nairobi, est chargé des 17 filiales africaines que le groupe a rachetées au koweïtien Zain en 2010 pour 8,5 milliards d’euros. Avec l’ambition avouée et assumée de faire de l’entreprise fondée en 1995 par Sunil Mittal le leader du secteur sur le continent à l’horizon 2015. « Nous voulons montrer que l’ADN de l’entreprise est compatible avec celui de l’Afrique », résume le décideur indien aux costumes toujours impeccablement coupés.

Fidèle aux méthodes managériales et commerciales apprises et appliquées pour le compte d’autres marques sous d’autres cieux, Manoj Kohli souhaite « proposer une gamme de services à des coûts abordables pour le plus grand nombre » et propulser Airtel au sommet en dépassant à terme la barre des 100 millions d’abonnés à travers le continent, soit le double d’aujourd’hui.