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Télécoms : sur la voie de la Net-économie

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Économie

Ahmad Farroukh, argentier de MTN

Mis à jour le 18 juin 2012 à 16:35

À la tête des principales filiales du groupe sud-africain MTN, Ahmad Farroukh, un expert-comptable libanais, doit optimiser leur rentabilité opérationnelle.

Depuis avril 2012, Ahmad Farroukh vit dans un avion. Promu au poste de directeur exécutif des opérations pour l’ensemble du groupe sud-africain MTN, il passe son temps entre ses bureaux installés à Dubaï et Johannesburg et les 19 filiales disséminées en Afrique et au Moyen-Orient dont il est chargé. « Mon rôle est de veiller à ce que la stratégie et les valeurs chères à la compagnie soient bien comprises, dans l’intérêt tant de ses usagers que de ses actionnaires », explique ce Libanais de 51 ans, féru de bilans chiffrés depuis qu’il a passé son diplôme d’expert-comptable à l’Université de New York.

Virage

C’est en 1995 qu’il découvre l’Afrique et le monde des télécoms. Venu au Ghana pour vérifier la comptabilité d’Investcom, alors maison mère de l’opérateur Scancom – racheté en 2006 par MTN -, il en profite pour prendre un nouveau virage professionnel en s’intéressant de très près à un secteur des télécoms alors « en plein développement avec l’arrivée des nouvelles technologies ».

Il n’a depuis jamais regretté son choix de carrière, alors qu’il occupe aujourd’hui l’un des postes les plus en vue au sein de l’opérateur leader en Afrique, avec « plus de 120 millions d’abonnés ». Il juge même le potentiel africain « énorme », au vu des importants investissements en infrastructures actuellement en cours de réalisation et qui, en connectant l’Afrique au reste du monde, « vont considérablement améliorer la vie des gens sur le continent ».