Justice

Affaire Saipem-Sonatrach : la justice italienne ordonne la saisie de 250 millions d’euros de biens

Capture d'écran de la notice de recherche de Farid Bedjaoui sur le site internet d'Interpol. © J.A.

Un tribunal de Milan a ordonné la saisie préventive de biens d'une valeur totale de 250 millions d'euros contre trois accusés dans l’affaire de corruption présumée impliquant la société d'ingénierie et d'exploitation Saipem en Algérie, rapporte la presse italienne.

La saisie concerne des propriétés et des comptes appartenant à Pietro Varone, ex-directeur financier de Saipem, l’entrepreneur algérien Farid Bedjaoui Noureddine – proche de l’ancien ministre algérien de l’Énergie Chakib Khelil – et Samir Ouraied, son homme de confiance.

Saipem, filiale d’ingénierie et d’exploitation du géant pétrolier italien ENI, est soupçonnée d’avoir versé environ 198 millions d’euros de pots-de-vin pour remporter près de 8 milliards d’euros de contrats auprès de la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures Sonatrach.

Société écran

Les investigations des procureurs Fabio de Pasquale, Giordano Baggio et Sergio Spadaro ont visé à déterminer si Farid Bedjaoui a versé ou non, via sa société écran Pearl Partners LTD domiciliée à Hong Kong, des pots-de-vin à des responsables algériens ainsi qu’à des dirigeants de Saipem.

Selon les dépositions de Paolo Scaroni, ex-administrateur délégué de ENI, plusieurs rencontres avaient eu lieu en France et en Italie entre Farid Bedjaoui, Chakib Khelil et des dirigeants de Saipem, afin de sécuriser ces contrats.

Procès

Un avocat de Pietro Varone, contacté par Reuters, a confirmé que des actifs appartenant à son client avaient été saisis, ajoutant toutefois qu’une procédure en appel avait été lancée. En revanche, l’avocat italien de Samir Ouraied a déclaré à l’agence qu’aucune saisie de ses biens n’avait été effectuée.

Objet de deux mandats d’arrêt internationaux en Italie et en Algérie, Farid Bedjaoui Nourredine aurait trouvé refuge aux Emirats arabes unis.

Les accusés nient toute malversation. Le procès devrait démarrer le 02 décembre.

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