Politique

Algérie : selon Abdelmalek Sellal, Abdelaziz Bouteflika assume ses fonctions « au quotidien »

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 09 novembre 2015 à 20h04
Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien.

Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien. © Thomas Samson/AFP

Le président Abdelaziz Bouteflika assume ses fonctions « au quotidien », a assuré lundi le Premier ministre algérien.

« Le président supervise au quotidien et pas à pas l’exécution de son programme », a déclaré Abdelmalek Sellal à la télévision d’État, lundi 9 novembre, en réponse à dix-neuf personnalités qui, demandant à rencontrer le chef de l’État, avaient émis vendredi des doutes sur ses capacités à diriger l’Algérie.

« Il faut respecter les institutions de l’État. Il est inadmissible de continuer à les remettre en cause constamment », a déclaré le Premier ministre, en appelant à « cesser les déclarations provoquant des tensions dans le pays ». « Le président de la République est la seule garantie constitutionnelle pour la pérennité de l’Etat et sa stabilité », a estimé Abdelmalek Sellal.

Abdelaziz Bouteflika, 78 ans, a été victime en 2013 d’un AVC qui a affaibli sa mobilité et sa faculté d’élocution. Ses activités publiques sont donc devenues très rares et il n’apparaît à l’écran de la télévision officielle que lorsqu’il reçoit des invités étrangers.

Vacance du pouvoir

L’ex-ministre Khalida Toumi, la sénatrice Zohra Drif-Bitat, la députée trotskyste Louisa Hanoune, l’écrivain Rachid Boudjedra font notamment partie des 19 personnalités à avoir signé la lettre rendue publique vendredi mettant en doute les capacités du président à diriger. Une démarche aussitôt critiquée par les partis au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND).

« Je connais très bien le président et je doute que certaines décisions soient de sa propre initiative », a affirmé Khalida Toumi, qui a fait partie du gouvernement de 2002 à 2014. Ses opposants, à l’instar de son rival à la présidentielle de 2014 Ali Benflis, n’hésitent également pas à parler d’une « vacance de pouvoir ».

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