Économie

Côte d’Ivoire : encore de l’or

La junior minière Endeavour Mining a entamé la construction de la mine d’or d’Agbaou, au sud-est de la Côte d’Ivoire. Avec un potentiel de production de 103 000 onces par an.

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Mis à jour le 13 juin 2012 à 15:55

Endeavour Mining exploite actuellement deux autres mines d’or en Afrique, dont celle de Nzema, au Ghana. © endeavourmining.com

Endeavour Mining, une société minière cotée à Toronto et à Sydney a annoncé avoir commencé des travaux estimés à 159 millions de dollars dans la mine d’Agbaou, en Côte d’Ivoire. Spécialisée dans l’exploitation de minerai d’or, Endeavour possède actuellement deux mines en activité, l’une au Ghana (Nzema) et l’autre au Burkina Faso (Youga) pour une production totale de 180 000 onces par an (5 tonnes environ).

La nouvelle mine à ciel ouvert d’Agbaou pourrait atteindre une production annuelle de 103 000 onces (2,9 t). Avec des réserves de 1,15 million d’onces (32,5 t), elle devrait avoir une durée de vie minimum de huit ans, mais la société compte investir 6 millions de dollars dans des explorations supplémentaires. Neil Woodyer, directeur général de Endeavour, estime que le gisement recèle sans doute un potentiel encore plus important.

En attente d’une redéfinition du code minier

Au cours de 1 250 dollars l’once (1 610 dollars actuellement), le projet représente un profit potentiel annuel de 274 millions de dollars, estime la société minière. La production devrait commencer au premier trimestre 2014 et, au total, le projet créera 850 emplois en phase de construction et 350 en phase de production.

Même si elle n’est pas au niveau de ses voisins malien et burkinabè, depuis quelques années, la Côte d’Ivoire augmente graduellement sa production d’or (presque 7 tonnes en 2009). Sont présents notamment : l’australien Equigold avec la mine de Bonikro, le sud-africain Randgold qui exploite le gisement de Tongon (90 t) et la Société des mines d’Ity (SMI).

Une réflexion est actuellement en cours au sein du ministère des Mines pour une restructuration du secteur et un nouveau code minier. Bien que cette dernière ne doive pas aboutir avant la fin 2012 et alors que Endeavour n’a pas encore obtenu officiellement de permis d’exploitation, Neil Woodyer se dit confiant dans les autorités : « dans l’attente de la réception du permis, nous avons reçu une lettre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’énergie nous encouragent à poursuivre nos efforts de développement pour Agbaou », souligne le directeur général.