Cinéma

« Much Loved » : Loubna Abidar quitte le Maroc après sa violente agression

Photo publié dimanche sur la page Facebook de la comédienne Loubna Abidar.

Photo publié dimanche sur la page Facebook de la comédienne Loubna Abidar. © Facebook/Loubna Abidar

Agressée physiquement jeudi 5 novembre à Casablanca, l’actrice marocaine Loubna Abidar aurait pris un vol pour la France fin de la semaine dernière.

Choquée par l’agression dont elle a été victime jeudi à Casablanca, Loubna Abidar aurait pris le « premier vol pour la France », rapporte Le Figaro.  Ce que semble confirmer la dernière publication visible sur la page Facebook de la comédienne.

Dans une vidéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux, elle témoignait, le visage tuméfié, de la violente agression dont elle venait d’être victime.

https://www.youtube.com/watch?v=0DDrUQWkJwM

Depuis plusieurs mois, avant même sa sortie, le film Much Loved de Nabil Ayouch, qui traite de la prostitution au Maroc, est au cœur d’une polémique interminable. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du dernier Festival de Cannes, le film a été interdit au Maroc pour « outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine ».

Pour certains de ses détracteurs, il irait jusqu’à inciter à la prostitution.  « Tout cela parce que j’ai fait un film que vous n’avez pas regardé. Vous avez regardé ce qu’ils ont voulu vous montrer. Jugez-moi à partir du vrai film », rétorque de son côté la comédienne sur les réseaux sociaux. Elle y a également dénoncé l’attitude de la police lorsqu’elle a voulu déposer plainte : « J’ai été victime d’une agression à Casablanca. Aucun commissariat ni hôpital n’ont voulu m’accepter. Je suis allée au grand commissariat de Casablanca en pleine nuit et on m’a reçue avec des rires. Le policier a dit : ‘Enfin, Abidar a été frappée !’ », explique-t-elle.

Dans un communiqué diffusé vendredi, cité par telquel.ma, les autorités marocaines ont réfuté « catégoriquement » cette version des faits, assurant avoir traité la plainte de Loubna Abidar avec « professionnalisme et objectivité sans aucune considération personnelle ». La plaignante aurait refusé, toujours selon la préfecture, de divulguer « le lieu de l’agression ou ses circonstances », avant de « refuser de signer le procès-verbal officiel arguant qu’il lui faut d’abord se rendre à un hôpital pour recevoir les soins nécessaires (…) une requête que les éléments de la police ont accepté ».

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