Politique

MEDays 2015 : « Le développement pour tous est la meilleure réponse au fanatisme »

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Mis à jour le 09 novembre 2015 à 15h44
Grâce au port Tanger Med, inauguré le 27 juillet 2007, le ville du détroit s'est complètement métamorphosée.

Grâce au port Tanger Med, inauguré le 27 juillet 2007, le ville du détroit s'est complètement métamorphosée. © Abdeljalil Bounhar / AP / SIPA

Organisé par l’institut Amadeus sous le haut patronage du roi Mohammed VI, le Forum du Sud, ou MEDays, est une véritable institution pour le dialogue Nord-Sud de haut niveau. La 8e édition de ces rencontres internationales se tient à Tanger, du 11 au 14 novembre.

« Crises sécuritaires et instabilités politiques en Afrique. Crise des migrants, enjeux sociaux et montée des populismes », voici les principaux thèmes de la 8e édition des Medays, qui trouvent évidemment un écho particulier dans l’actualité brûlante. Face à l’expansion du phénomène jihadiste du Maghreb à l’Afrique de l’Est en passant par le Sahel, les grands acteurs de la vie politique ou économique du continent, et au-delà, d’Europe, d’Asie ou des États-Unis, sont invités à échanger leurs points de vue et leurs expériences aux MEDays de Tanger, du 11 au 14 novembre.

Comme les années précédentes, des personnalités importantes sont attendues, comme le président rwandais Paul Kagamé qui a su, vingt ans après le génocide de 1994, remettre son pays sur les rails du développement. Le président nigérien Mahamadou Issoufou est aussi attendu pour évoquer les grands chantiers en cours au Niger, depuis son arrivée au pouvoir en 2011. Le ministre malien de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed viendra quant à lui expliquer le long mais réel processus de paix dans lequel est engagé son pays, après la signature des accords d’Alger en mai dernier.

« Diplomatie parallèle »

« Ce forum a été construit pour devenir un outil de la diplomatie parallèle », précise Brahim Fassi Fihri, président fondateur de l’Institut Amadeus, à l’origine des Medays. « Dans ce monde trouble, après les printemps arabes, la menace terroriste est globale. Et la réponse se doit d’être internationale au plan militaire, mais régionale aussi sur le plan économique. Durant ces Medays, nous essaierons de faire le point sur l’état des convergences économiques sur le continent afin de poursuivre l’émergence en cours dans pas mal de pays. C’est ce que nous appelons le ‘made in Africa’. On sait que le développement pour tous est la meilleure réponse au fanatisme ».

Les Medays, c’est le plus grand laboratoire d’idées d’Afrique et du Moyen-Orient », s’emporte son fondateur Brahim Fassi Fihri

À noter, dans cette optique, la présence d’Alassane Ba, directeur du Fonds Africa50 mis en place par la Banque africaine de développement (BAD), pour combler l’énorme fossé existant en matière d’investissements dans le secteur des infrastructures en Afrique. Les Medays veulent aussi mettre en avant certaines expériences originales, comme Afrimarket, une plateforme internet créée en France qui permet un transfert « cash to goods » de la diaspora vers l’Afrique. L’idée ? Régler directement, de chez soi, des dépenses alimentaires, de scolarité ou de santé de proches habitant le continent.

Deux prix décernés dès l’ouverture des Medays viendront récompenser les personnalités qui ont le plus œuvré à l’émergence de leur pays, et par ricochet de l’Afrique. Évidemment, à quelques semaines de la conférence de Paris sur le climat ( COP 21), de nombreuses tables rondes sont prévues pour tenter d’accompagner la croissance tout en respectant l’environnement. « Les Medays, c’est le plus grand laboratoire d’idées d’Afrique et du Moyen-Orient », s’enthousiasme son fondateur Brahim Fassi Fihri.

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