Sécurité

Risques de guerre civile au Burundi : le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit lundi

| Par Jeune Afrique avec AFP
Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en février 2015.

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en février 2015. © Mary Altaffer/AP/SIPA

Face à la dégradation de la situation au Burundi et la multiplication des propos incendiaires par le camp du président burundais, les inquiétudes se multiplient. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira lundi 9 novembre à la demande du ministère des Affaires étrangères français.

« À notre demande, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira lundi 9 novembre sur la situation au Burundi », a annoncé vendredi 6 novembre le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal. « La réunion doit se tenir avec des représentants du Haut Commissariat aux droits de l’Homme et de l’Union africaine », a-t-il précisé en s’inquiétant de la dégradation continue de la situation dans le pays.

« La France condamne les discours de haine, dont la connotation communautaire est inacceptable. Nous appelons l’ensemble des acteurs burundais, gouvernement et opposition, à faire preuve de retenue et à s’engager dans un dialogue politique, seul à même de surmonter la crise actuelle », a ajouté Romain Nadal.

Le Conseil de sécurité avait adopté fin octobre une déclaration unanime de ses 15 membres, condamnant les violences au Burundi et soutenant la décision de l’Union africaine de lancer une enquête sur la violation des droits de l’homme.

L’ultimatum de Nkurunziza

Analystes, diplomates et opposants s’inquiètent de la multiplication des propos incendiaires par le camp du président burundais qui selon eux joue dangereusement avec la question ethnique. « Le Burundi risque de sombrer dans la guerre civile et les massacres », a averti le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) vendredi.

Pierre Nkurunziza a lancé le 2 novembre un ultimatum aux meneurs de la contestation, leur donnant jusqu’à samedi minuit pour renoncer à la violence, et indiquant que les forces de sécurité pourraient ensuite utiliser tous les moyens pour rétablir l’ordre.

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