Sport

Lamine Diack, ex-président de la fédération d’athlétisme, mis en examen en France

Lamine Diack, en août 2015.

Lamine Diack, en août 2015. © Kin Cheung/AP/SIPA

L’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme, le Sénégalais Lamine Diack, a été mis en examen en France, selon une information révélée par la chaîne iTélé ce mercredi.

L’ancien patron de l’athlétisme mondial a été mis en examen lundi 2 novembre pour corruption passive et blanchiment aggravé par le juge français Renaud Van Ruymbeke. Toujours selon la chaîne française, il est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur des cas de dopage dans l’athlétisme russe en échange d’argent.

Cette mise en examen survient après une perquisition au siège de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), située à Monaco. Une information judiciaire a été ouverte. La Fédération internationale a assuré pleinement coopérer avec la justice française.

Des accusations « ridicules », dénonçait Lamine Diack

Une récente enquête, menée par la télévision allemande ARD et par le quotidien britannique Sunday Times, accusait l’IAAF d’avoir couvert quelque 800 athlètes dont les contrôles antidopage auraient été douteux. Selon eux, un tiers des médaillés mondiaux ou olympiques, de 2001 à 2012, présenterait des valeurs suspectes.

Des révélations qualifiées d’«allégations » par le président de l’IAAF dans une interview accordée à Jeune Afrique en août dernier, quelques jours avant sa retraite. « C’est absurde (..) encore une fois, cette accusation est complètement ridicule », affirmait Lamine Diack.

Plusieurs affaires avaient terni la fin de son mandat 

À la fin de son mandat, plusieurs affaires sont venues ternir le bilan de Lamine Diack, 82 ans. Son fils, Pape Massata Diack, chargé de mission marketing au sein de l’IAAF, a notamment été contraint de quitter l’instance, accusé d’être impliqué dans une affaire de corruption visant à couvrir des cas de dopage en Russie.

Le conseiller juridique de Lamine Diack, l’avocat Habib Cissé, a également été inculpé. Un médecin, chargé de la lutte antidopage à la fédération, a quant à lui été placé en garde à vue, a précisé mercredi 4 novembre une source judiciaire.

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