Sécurité

Boko Haram : au moins 13 civils tués dans le sud-est du Niger

Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste, Abubakar Shekau,.

Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste, Abubakar Shekau,. © AFP

Selon les autorités locales, 13 civils ont été tués et trois blessés par balles mardi soir par des membres du groupe islamiste Boko Haram dans un village près de Diffa, dans le sud-est du Niger à la frontière avec le Nigeria.

« Treize personnes ont été exécutées et trois autres blessées par balles lors d’une attaque de Boko Haram mardi soir [27 octobre] dans le village de Ala », a affirmé, le 28 octobre, Malam Ligari, le président du Conseil régional de Diffa.

« C’était une opération rapide menée entre 20 heures et 22 heures. Les éléments de Boko Haram sont venus à pied dans le village après avoir traversé en pirogue la rivière Komadougou Yobé, frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria », a-t-il expliqué.

« Les combattants de Boko Haram sont venus en nombre. Ils ont brûlé voitures, maisons, magasins », a relevé de son côté la radio privée locale Anfani.

Depuis février, Boko Haram ne cesse de perpétrer des attaques meurtrières dans la zone de Diffa, frontalière du nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes alors que l’armée peine à contenir ses incursions.

Contrôle des frontières en cause

« Le problème le plus important auquel nous avons affaire, c’est le contrôle de la zone frontière côté Nigeria », a déclaré, Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l’Intérieur, devant les députés.

Mardi, le Parlement avait voté une loi autorisant le gouvernement à reconduire pour trois mois l’état d’urgence décrété en février dans la zone.

« La menace persiste et elle a évoluée vers la pose de mines, le harcèlement des troupes et les attaques-suicides avec utilisation de femmes kamikazes », s’est indigné le député Maïdadji Issa à la télévision.

Boko Haram réinstallé dans ses anciens bastions

Selon une source sécuritaire dans la région, en mars et avril, les armées du Niger et du Tchad ont chassé les insurgés islamistes de plusieurs de leurs fiefs coté nigérian, dont ceux de Malam Fatori, Guïdam et Damassak, tous très proches du Niger. Les deux armées se sont récemment retirées de toutes ces localités, pour des raisons stratégiques.

« Nous avions espéré que l’armée du Nigeria revienne occuper ces positions dans un délai maximum de 70 jours […] mais on est resté longtemps sans qu’elle ne revienne », a regretté le ministre Massaoudou.

« Après le retrait des deux armées, les combattants de Boko Haram se sont réinstallés dans leurs anciens bastions », selon une source humanitaire.

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