Agroalimentaire

Suneor : Abbas Jaber affirme son soutien à une candidature du français Avril

Abbas Jaber, dans ses bureaux parisiens. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

Joint par Jeune Afrique, le patron d'Advens, qui a accepté le 26 octobre de sortir du capital de Suneor, estime que l'huilier français est le seul capable de structurer une filière arachide.

Quelques heures après avoir accepté, lors d’une rencontre avec le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, de sortir du capital de Suneor, Abbas Jaber s’estime soulagé d’avoir trouver un accord avec le Sénégal qui avait bloqué il y a quelques mois un protocole signé entre son groupe, Advens, et le français Avril.

« Nous sommes d’accord sur le principe d’une sortie, et sur la plupart des points, reste à finaliser les modalités », a affirmé le patron sénégalais de retour à Paris, où se trouve le siège d’Avens.

Capable

Interrogé sur les nouveaux partenaires possibles pour Suneor, Abbas Jaber a sans équivoque annoncé soutenir la candidature d’Avril, qui possède déjà Copéol (une coentreprise avec Castel), le numéro deux de l’arachide au Sénégal. « Je soutiens Avril car c’est à mon avis le seul candidat actuel qui soit capable de structurer réellement la filière arachide et qui connaisse le métier », a-t-il expliqué à JA.

Dans un court échange téléphonique avec JA, Avril a rappelé son « intérêt pour la filière oléagineuse africaine en général » et affirmé être « toujours positionné » pour la reprise de Suneor. Depuis quelques mois, plusieurs autres noms ont été cités comme candidats potentiels : l’ivoirien Sifca (avec le soutien de son actionnaire Olam), l’algérien Cevital (contrôlé par Issad Rebrab), notamment.

La question de la séparation des activités de trituration et de raffinage, qui avait été à l’origine du blocage de l’accord de février 2015 entre Avril et Advens (Avril ne souhaitant à l’époque que reprendre la trituration), devrait être centrale dans les négociations à venir.

Sénégal

Né à Thies, Abbas Jaber avait acquis l’ex Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) en 2005 après une longue privatisation. Il a réaffirmé son engagement au Sénégal, où son groupe reste activement présent dans le coton (via Geocoton et sa filiale Sodefitex) ainsi que dans le ferroviaire (il détient la concession sur la ligne reliant le Sénégal au Mali). ’’Je ne quitte pas le Sénégal et je le dis haut et fort à tous les Sénégalais. Je reste au Sénégal parce que je suis Sénégalais’’, a-t-il affirmé hier selon des propos rapportés par l’Agence de presse sénégalaise.

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