Elections

Référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville : le oui l’emporte à 92,96%

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 27 octobre 2015 à 14h26
Les partisans du président Denis Sassou Nguesso manifestent à Brazzaville au Congo, le 10 octobre 2015.

Les partisans du président Denis Sassou Nguesso manifestent à Brazzaville au Congo, le 10 octobre 2015. © Laudes Martial Mbon/AFP

Selon les chiffres officiels communiqués mardi par le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou, le projet de Constitution a été approuvé à hauteur de 92,96% des voix.

La participation au référendum a été de 72,44%, selon les résultats officiels annoncés ce mardi 27 octobre à Brazzaville par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, lors d’une allocution à la télévision nationale, ajoutant que le texte de nouvelle Constitution [entrerait] en vigueur dès sa promulgation par le président de la République.

Peu d ‘engouement, selon les observateurs

La veille, Pascal Tsaty Mabiala, un des chefs de l’opposition, qui avait appelé à boycotter les urnes, avait pourtant estimé que la participation n’avait pas dépassé « 10% ». Denis Sassou Nguesso « a subi un camouflet », avait-il déclaré, « les Congolais ne se sont pas déplacés, c’était le mot d’ordre que nous avions donné », avait-il déclaré.

Selon les observations de plusieurs journalistes de l’AFP à Brazzaville et Pointe-Noire, la deuxième ville du pays, dans le sud, et les informations récoltées dans plusieurs autres grandes villes dans diverses régions, les électeurs semblaient avoir largement boudé les urnes dimanche.

Le projet de Constitution soumis au référendum de dimanche fait sauter les deux verrous interdisant à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016 : la limite d’âge et celle du nombre des mandats.

Désobéissance civile 

Après l’annonce des résultats officiels, l’opposition a donc vu rouge. « Les résultats du référendum constitutionnel de dimanche au Congo sont nuls et de nul effet », a affirmé mardi 27 octobre l’une des deux principales coalitions de l’opposition, le Frocad. Cette plateforme demande donc « le retrait du projet purement et simplement, la libération des militants arrêtés, la levée de la mesure d’assignation à résidence de certains leaders et la tenue rapide d’un dialogue inclusif ».

« Nous allons continuer la désobéissance civile jusqu’au retrait de ce projet de constitution qui est une mascarade », a déclaré le porte-parole du mouvement, Guy-Romain Kinfoussia.

 

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