Energie

Nigeria : la junior pétrolière Oando affiche une perte considérable en 2014

Wale Tinubu est le directeur général d'Oando.

Wale Tinubu est le directeur général d'Oando. © Afolabi Sotunde/Reuters

Le groupe pétrolier affiche une perte après impôt de 184 milliards de nairas en 2014 (821,5 millions d’euros au 31 décembre). Une contre-performance due en grande partie, selon Oando, aux charges entraînées par le recul du cours du pétrole.

À la Bourse de Johannesburg, l’action Oando a chuté de -34,82 % aujourd’hui. À la Bourse de Lagos, elle a perdu -9,64 % à 9 nairas, à 13H GMT. Sur les deux places, le titre est à son plus bas niveau sur un an (-38,35 % à Johannesburg, -61,7 % à Lagos). 

Cette dégringolade fait suite à la publication des résultats annuels 2014 de la junior pétrolière nigériane, le vendredi 23 octobre.

Pour l’an dernier, Oando a annoncé un chiffre d’affaires de 425,7 milliards de nairas (1,9 milliard d’euros au 31 décembre 2014) en recul de -7 % sur un an, pour une perte après impôt de -183,9 milliards de nairas, contre un bénéfice de 1,4 milliard de nairas en 2013.

L’entreprise pétrolière, qui a marqué les marchés pétroliers africains l’an dernier en acquérant pour 1,6 milliard de dollars des actifs nigérians de l’américain ConocoPhillips, explique sa contre-performance en 2014 par le net recul du cours du pétrole qui a cédé près de 50 % au second semestre.

Dépréciation

« L’état de l’industrie pétrolière mondiale a clairement marqué notre résultat financier en 2014”, admet dans un communiqué Wale Tinubu, directeur général d’Oando. L’entreprise explique notamment avoir passé une charge de 76,9 milliards de nairas en raison d’une dévalorisation d’actifs dans l’exploration, une charge de 16,9 milliards de nairas pour des raisons similaires dans le segment de l’extraction et de la production, ainsi qu’une charge de 37,1 milliards de nairas dans ses activités de services énergétiques.

Le recul du naira au second semestre 2014 et la lenteur accusée par le gouvernement nigérian dans le versement de subventions pétrolières ont également entraîné une perte de change d’environ 7,3 milliards de nairas explique Oando.

Production

Oando, qui a vu sa production quintupler l’an dernier, suite à l’acquisition des actifs de ConocoPhillips ( 4 licences sur des sites en production et deux licences sur des sites non encore exploités), se félicite d’avoir atteint une production de 51 000 barils par jour (bpj) fin 2014.

Au premier semestre, elle a atteint 55 399 bpj.

Oando indique avoir réalisé un chiffre d’affaires de 180 milliards de nairas au premier semestre 2015, “en recul de -7 %” par rapport à la même période l’an dernier, pour une perte après impôts de -35 milliards de nairas, contre un bénéfice de 9 milliards de nairas l’an dernier. 

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