Côte d’Ivoire : trois quotidiens pro-Gbagbo suspendus pour « appel au boycott » de la présidentielle

Une affiche de l'ancien président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly, à Abidjan le 21 octobre 2015. © AFP

Le Conseil national de la presse (CNP) a suspendu, pour trois parutions, trois quotidiens pro-Gbagbo accusés d'avoir publié un appel au "boycott" de la présidentielle de dimanche.

Les trois journaux pro-Gbagbo concernés sont Le temps, Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier. Il leur ait reproché d’avoir publié en quatrième de couverture une affiche de l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly.

Sur cette affiche, on peut lire : « L’heure est arrivée, Osons dire non aux élections truquées », et une liste de griefs, parmi lesquels : « Commission électorale inféodée ou Médias de service public caporalisés. »

Le Conseil nationale de la presse (CNP) a considéré jeudi 22 octobre que cette affiche électorale est « un appel au boycott de l’élection présidentielle d’octobre 2015 » et « qu’elle comporte des accusations non corroborées de preuves susceptibles de permettre au lecteur d’apprécier leur teneur ».

Le Temps a été fondé par Nady Bamba, la seconde épouse de Laurent Gbagbo.  Son directeur de publication Yacouba Gbané a dénoncé « un harcèlement ». « Nous ne sommes pas surpris » par cette décision, parce que nous « étions dans le viseur du CNP », a-t-il dit. Le journal ne paraissant pas le dimanche, la nouvelle parution du quotidien aura lieu lundi, au lendemain du premier tour de la présidentielle.

Mamadou Koulibaly, candidat du parti Liberté pour la démocratie et la république (LIDER) s’était retiré de la course électorale le 9 octobre pour protester contre les conditions d’organisation du scrutin.

Peu de doutes planent sur l’issue du scrutin du 25 octobre. Alassane Ouattara apparaît comme le grand favori, largement devant le parti d’opposition, le Front Populaire Ivoirien (FPI) encore divisé entre le candidat officiel Pascal Affi N’Guessan et les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Cette frange du FPI réclame la libération de ce dernier, emprisonné à la Haye depuis le 30 novembre 2011 alors qu’il refusait de quitter ses fonctions présidentielles après sa défaite électorale contre Ouattara.

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