Société

L’Afrique championne du monde de l’insécurité routière : la preuve par les chiffres

Images d'un accident de la route ayant fait plus de 50 morts en Zambie en 2013.

Images d'un accident de la route ayant fait plus de 50 morts en Zambie en 2013. © AFP

L’Afrique est le continent sur lequel on meurt le plus sur les routes dans le monde. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le constat est alarmant et les législations pas au rendez-vous. Infographies.

Silence, en Afrique, on meurt. C’est, en résumé, ce qui ressort du rapport de l’Organisation mondiale de la santé sur la sécurité routière dans le monde, paru le 19 octobre. Le continent africain s’affiche à la triste première place mondiale des endroits les plus meurtriers de la planète. Avec 26,6 décès pour 100 000 habitants en 2013, dernière année recensée, l’Afrique est bien au-dessus de la moyenne mondiale de 17,5, ou encore du record européen en matière de sécurité (9,3) et est donc la première « contributrice » des 1,25 million de personnes décédées sur les routes en 2013.

Les piétons, premières victimes

C’est dans la protection des piétons que le continent semble le plus en retard. Ceux-ci représentent en effet près de 40% des tués de la route, soit le triple du chiffre asiatique et près du double de la moyenne mondiale. Un fait plus que logique au vu de la réalité des infrastructures, des véhicules et des législations du continent, peu adaptés à la cohabitation entre véhicules et piétons.

D’autant que l’OMS pointe une série de manquements particulièrement alarmants en matière de législations. Que ce soit au niveau de la limitation de vitesse en agglomération, de la lutte contre l’alcoolémie au volant, du port du casque, ou du port de la ceinture, les pays africains sont à la traîne.

Limitation de vitesse dans le monde. (©OMS)

Seuls dix États du continent ont ainsi limité la vitesse à 50 kilomètres par heure dans leurs villes (ce qui n’est certes par une exception dans le monde), tandis que six ont une loi de port du casque jugée appropriée par l’Organisation. Et ces législations pâtissent bien souvent d’un manque de volonté politique et ne sont pas appliquées, signale encore l’OMS. Un euphémisme qui coûte cher, au sens propre comme au figuré aux États et aux populations du continent.

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