Politique

Congo-Brazzaville : des violences font 4 morts et 10 blessés

Meeting en faveur du « oui » au référendum, le 10 octobre, à Brazzaville. © LAUDES MARTIAL MBON/AFP

De violents heurts ont provoqué la mort de quatre personnes lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants opposés au référendum constitutionnel de dimanche, a-t-on indiqué de source officielle. Dix personnes ont par ailleurs été blessées.

Ce bilan encore provisoire, qui fait état de trois morts à Brazzaville et d’un à Pointe-Noire, dans le sud du pays, a été fourni à la télévision publique mardi 20 octobre par le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Mboulou, semblant faire référence à des manifestants tués. « Sept blessés (ont été) admis dans les hôpitaux de Brazzaville et trois éléments de la force publique [ont été] grièvement blessés », a déclaré a ajouté Raymond Mboulou.

Par ailleurs, a ajouté le ministre, « cinq maisons de responsables politiques [ont été] incendiées ou saccagées » et « de nombreux actes de pillage ont été commis dans certains établissements de commerce tant à Brazzaville qu’à Pointe-Noire ». Toujours selon le ministre de l’Intérieur, seize personnes ont été interpellées à Brazzaville et « seront mises à la disposition des juridictions compétentes pour répondre de leurs actes ».

« Les symboles de la République visés »

« De manière organisée et sélective, les symboles de la République, à l’instar de sièges de commissariat de police (ou) de brigades de gendarmerie ont été visés, a encore déclaré Raymond Mboulou. Selon le correspondant de l’AFP dans le pays, la police a ouvert le feu à plusieurs reprises contre des jeunes qui brûlaient de pneus ou montaient des barricades dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire.

Ces deux grandes villes ont été le théâtre mardi de heurts entre forces de l’ordre et opposants. La tension, déjà vive à l’approche du référendum, est montée d’un cran après que l’interdiction de la manifestation dans la capitale contre le projet de réforme constitutionnel. S’il était adopté, le texte ferait sauter les deux verrous empêchant Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

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