Société

En Centrafrique, le pape François se rendra à la mosquée centrale de Bangui

Le pape François se rendra du 25 au 30 novembre au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Les détails de ce qui sera sa première visite pontificale sur le continent africain ont été dévoilés lundi.

Mis à jour le 19 octobre 2015 à 17:07

Le pape François prie pour les victimes du 11 septembre 2001, au mémorial du 11-Septembre, le 25 septembre 2015 à New York. © AFP

Les dates de la visite du pape François au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique ont été confirmées le 10 septembre par le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi. « Le Saint-père effectuera un voyage pastoral en Afrique, du 25 au 27 novembre au Kenya, du 27 au 29 novembre en Ouganda, puis en Centrafrique les 29 et 30 », avait-il indiqué. Désormais, c’est le programme détaillé du souverain pontife que le Vatican a rendu public, lundi 19 octobre.

Le pape rencontrera à chaque fois les trois chefs d’État concernés (Uhuru Kenyatta, Yoweri Museveni et Catherine Samba-Panza) et célébrera dans chaque pays une messe (homélie). À Nairobi, il s’adressera au clergé et aux religieux en général puis aux séminaristes, avant de visiter le siège de l’ONU dans la capitale (avec un discours prévu).

Vendredi 27, il effectuera une visite au quartier pauvre de Kangemi (où il prendra aussi la parole) puis rencontrera la jeunesse au stade Kasarani (nouveau discours). En Ouganda, le pape se rendra aux sanctuaires anglican et catholique des Martyrs de Namugongo pour y commémorer la canonisation par le pape Paul VI en 1964 des premiers saints africains – 22 jeunes gens tués entre 1885 et 1886.

Le pape à la mosquée centrale de Bangui

Pour son premier voyage sur le continent, le pape a choisi trois pays comptant une importante communauté catholique et en proie à des tensions civiles meurtrières. Le Kenya lutte contre les Shebab, qui ont multiplié les attaques meurtrières dans le pays depuis que l’armée kényane est entrée en Somalie en octobre 2011 pour les combattre.

En Centrafrique, la visite intervient aussi dans un contexte politique et sécuritaire tendu. Dans un pays en proie à de fortes tensions communautaires, le discours qu’il doit prononcer le 30 novembre devant la communauté musulmane dans la mosquée centrale de Bangui devrait être symboliquement très fort.