Sécurité

Conflit israélo-palestinien : Tsahal boucle Jérusalem-Est

| Par Jeune Afrique avec AFP
Un Palestinien contrôlé par un policier israélien, le 13 octobre 2015 à Jérusalem.

Un Palestinien contrôlé par un policier israélien, le 13 octobre 2015 à Jérusalem. © Ahmad Gharabli/AFP

Après la mort de trois Israéliens dans deux attentats à Jérusalem, le gouvernement de Benyamin Netanyahou a adopté dans la nuit de mardi à mercredi de nouvelles mesures pour « lutter contre les violences palestiniennes ». Il a notamment autorisé la police à « boucler Jérusalem en cas de frictions ».

« Le cabinet de sécurité a décidé de plusieurs mesures pour lutter contre le terrorisme, notamment d’autoriser la police à boucler ou imposer un couvre-feu sur les quartiers de Jérusalem en cas de frictions ou d’incitations à la violence », a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou publié dans la nuit du 13 au 14 octobre.

« Le cabinet a notamment autorisé qu’en plus de la démolition des maisons des terroristes, aucune construction nouvelle ne sera autorisée sur le site en question, que les propriétés des terroristes seront confisquées et que le permis de résident en Israël sera révoqué », selon le communiqué.

Dans la journée, Benyamin Netanyahou avait promis devant le Parlement d’employer « tous les moyens en notre possession pour ramener le calme ». Le gouvernement « va décider aujourd’hui même de moyens supplémentaires forts » qui « prendront effet sur le terrain le plus rapidement possible », avait dit le Premier ministre. Des mesures qui interviennent après les deux attentats perpétrés à Jérusalem ayant entraîné la mort de trois Israéliens.

Attaque à la voiture-bélier

Deux Palestiniens ont semé la terreur dans la matinée de mardi en ouvrant le feu dans un autobus de Jérusalem-Est, faisant deux morts et plusieurs blessés. Cet attentat ne devrait pas manquer, dans une ville déjà à cran, de ranimer le souvenir des Intifadas de 1987 et de 2000, pendant lesquelles les transports publics étaient une cible privilégiée. Une attaque concomitante à la voiture-bélier et au couteau a fait un mort israélien à Jérusalem-Ouest.

De son côté, Washington a condamné les deux attaques de Jérusalem « avec la plus grande force ».  Même son de cloche ou presque du côté des Nations unies. Ban Ki-moon a « condamné tous les actes de terrorisme auxquels nous avons assisté en Israël et en Palestine », selon son porte-parole. « L’usage apparemment excessif de la force par les forces de sécurité israéliennes est également troublant et doit être réexaminé sérieusement », a également souligné le secrétaire général de l’ONU.

La tension demeure vive en Cisjordanie occupée, où les Palestiniens étaient appelés mardi à un « jour de colère » et où de nouveaux affrontements ont opposé des centaines de jeunes lanceurs de pierres et les soldats israéliens à Bet El, près de Ramallah, à Qalandiya et à Bethléem. Un Palestinien de 28 ans a été tué dans des heurts, selon des sources médicales.

Dans la bande de Gaza, un millier de jeunes ont lancé des pierres et des engins incendiaires contre le point de passage d’Erez, sorte de forteresse israélienne dans la barrière de sécurité qui enferme Gaza. Au moins 32 Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens, selon les secours palestiniens.

Deux des trois Palestiniens auteurs des attentats de mardi ont été tués, un autre a été blessé par balles. Le seul survivant est un membre du Hamas, a assuré la sécurité intérieure. L’organisation islamiste a salué pour sa part des « opérations héroïques » et estime que « l’intifada s’intensifie », a déclaré son porte-parole Sami Abou Zouhri.

 

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