Vie des partis

Nouveau gouvernement en Guinée-Bissau après deux mois de blocage

Le nouveau Premier ministre de Guinée-Bissau Carlos Correia (à droite) et son prédecesseur destitué Domingos Simoes Pereira à Bissau, le 17 septembre 2015. © Alfa Ba/AFP

Un décret présidentiel a annoncé dans la nuit de lundi à mardi la formation d'un nouveau gouvernement en Guinée-Bissau après deux mois de blocage politique.

Depuis la destitution, mi-août,  du Premier ministre Domingos Simoes Pereira sur ordre du président José Mario Vaz, la Guinée-Bissau traverse une grave crise politique. Pour tenter d’y mettre fin, un nouveau gouvernement a été enfin annoncé par décret présidentiel dans la nuit du 12 au 13 octobre.

La nouvelle équipe comprend 15 ministres et 14 secrétaires d’État en plus du Premier ministre Carlos Correia, nommé le 17 septembre par le président Vaz.

« Le choix des membres du gouvernement est de la compétence à la fois du président et du Premier ministre. Il exige une convergence de points de vue qui n’a pas été atteinte dans sa totalité à propos du choix des noms proposés », explique le texte, sans plus de détails.

Le deuxième parti du pays non représenté

Les nouveaux ministres sont pour la plupart issus de l’équipe dissoute en août et membres du parti majoritaire au Parlement, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), formation du président Vaz et ses anciens et nouveau chefs de gouvernement.

La société civile ainsi que deux formations de l’opposition : le Parti de la convergence démocratique (PCD) et l’Union pour le changement (UM) sont également représentés dans le nouveau gouvernement.

Mais le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays) n’y compte aucun représentant, ayant décliné l’offre de participation à la nouvelle équipe.

Des femmes à la Défense et à la Justice

Deux ministères clés ont été confiés à des femmes : Mme Adiato Djalo Nandigna (PAIGC), qui était jusqu’à lundi une conseillère du président Vaz, est désignée ministre de la Défense et Mme Aida Injai Fernandes (société civile) est nommé ministre de la Justice.

Artur Silva (PAIGC), qui fut plusieurs ministre dans différents gouvernement, est le nouveau ministre des Affaires étrangères. Cadi Seidi Mané (société civile), auparavant ministre de la Défense, devient elle ministre de la Santé. Gerardo Martins (PCD) est reconduit au poste de ministre de l’Économie et des Finances.

Daniel Gomes et Botché Candé recalés

Les portefeuilles de l’Intérieur et des Ressources naturelles n’ont pas été attribués en raison d’un désaccord sur les choix des noms, d’après le décret lu sur les médias d’État. Ils ont été confiés par intérim au Premier ministre Correia, 81 ans, un vétéran de la lutte pour l’indépendance du pays et qui fut chef du gouvernement à trois reprises (1991-1994, 1997-1998, 2008).

Selon une source gouvernementale, le Premier ministre Correia avait proposé les noms Daniel Gomes, ministre des Ressources naturelles dans le précédent gouvernement, ainsi que de Botché Candé, ex-ministre de l’Intérieur (limogé en novembre 2014). Mais les deux hommes ont été refusés par le président Vaz, selon une source gouvernementale.

Aucune indication n’était disponible dans l’immédiat sur la date ou les modalités de nomination pour les portefeuilles confiés par intérim au Premier ministre.

 

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