Transports

Après plusieurs échecs, la France parvient à vendre son Rafale à l’Égypte

| Par Jeune Afrique
L'ensemble des achats d'armes de l'Egypte est estimé à 5,2 milliard d'euros.

L'ensemble des achats d'armes de l'Egypte est estimé à 5,2 milliard d'euros. © Gérard Julien/AFP

La France va conclure le premier contrat à l’exportation de son fleuron aéronautique, le Rafale, dont 24 exemplaires vont être vendus à l’Egypte, mettant un terme à des années d’espoirs déçus.

« L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », a salué le président de la République française François Hollande, le 12 février à Bruxelles. « La signature interviendra le 16 février au Caire. J’ai demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de signer au nom de la France », a-t-il précisé.

Le contrat porte sur la vente à l’Égypte de 24 avions de chasse Rafale ainsi que d’une frégate multimissions FREMM, fabriquée par le spécialiste français de l’industrie navale DCNS, pour un montant de 5,2 milliards d’euros.

Échecs à l’export

Inauguré en 1986, le Rafale est destiné à être l’avion de combat français jusqu’en 2040. Construit par les groupes français Dassault Aviation, l’électronicien Thales et le motoriste Snecma, cet avion de chasse est un des fleurons de l’industrie de l’armement française – 500 entreprises hexagonales sont associées à sa production.

Il n’avait jusqu’ici pas réussi à se vendre à l’exportation et avait subi un échec cuisant au Maroc, puis a perdu coup sur coup en Suisse (2011) et au Brésil (2013). François Hollande a estimé jeudi que ce contrat de vente d’avions Rafale à l’Egypte pourrait constituer « un élément de conviction supplémentaire » pour des contrats avec d’autres pays.

Garantie

Cette première vente à l’exportation du Rafale a été menée en un temps record. Les premiers contacts ont eu lieu en septembre 2014 au Caire, lors d’une rencontre entre le ministre français de la Défense et le président égyptien. En janvier, ce dernier a indiqué sa volonté d’aller vite et invité Jean-Yves Le Drian à inaugurer avec la frégate le deuxième canal de Suez, le 2 août prochain. L’affaire est finalement bouclée cette semaine.

Selon le quotidien Les Echos, l’accord de vente prévoit que l’organisme français d’assurance-crédit Coface garantisse 50 % de la commande, hors paiement de l’acompte. Toujours selon la même source, Le Caire doit maintenant « négocier un crédit bancaire auprès d’un groupement d’établissements sous l’égide, très probablement, du Crédit Agricole, accompagné de BNP Paribas et de la Société Générale », trois groupes basés à Paris.

Ce premier succès est crucial pour le constructeur Dassault Aviation, qui doit pérenniser la chaîne de production de l’appareil, mais aussi pour l’État français, qui appuyait le budget de la défense sur la vente de l’appareil à l’exportation.

(Avec AFP)

 

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