Politique

Congo-Brazzaville : les États-Unis « inquiets » du référendum annoncé par Denis Sassou Nguesso

Sans surprise, les États-Unis ont pris position au sujet du référendum constitutionnel à venir au Congo-Brazzaville, le 25 octobre. Le département d’État s’est déclaré mardi inquiet de la décision pris par Denis Sassou Nguesso.

Mis à jour le 7 octobre 2015 à 18:07

Denis Sassou Nguesso, avec le couple Obama à Washington. © White House

« Les États-Unis notent avec inquiétude la décision du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, d’organiser un référendum sur une nouvelle Constitution qui prévaudrait sur les limitations de mandats existants et lui permettrait de briguer à nouveau la présidence après la fin de son mandat en 2016 », annonce un communiqué du porte-parole adjoint du Département d’État américain, publié mardi 6 octobre.

« Comme l’a déclaré le président Obama dans son allocution au siège de l’Union africaine, Nelson Mandela et George Washington ‘ont laissé un héritage durable non seulement en raison de ce qu’ils ont réalisé quand ils étaient en fonction, mais parce qu’ils souhaitaient quitter leur charge et assurer une passation de pouvoirs pacifique.’ »

Estimant qu’un changement de règles du jeu « au cours de la partie » risque d’engendrer instabilité et conflits, « comme nous l’avons vu au Burundi », les États-Unis réaffirment enfin que la « modification de la Constitution par un dirigeant dans un intérêt personnel ou politique ne bénéficie à aucune démocratie ».