Elections

Présidentielle ivoirienne : Amara Essy suspend sa participation à la campagne

L'ancien ministres des Affaires étrangères, Amara Essy. © Marco Longari/AFP

Candidat à la présidentielle du 25 octobre, Amara Essy a annoncé mardi qu'il suspendait sa participation à la campagne et qu'il subordonnait un éventuel maintien de sa candidature à la prise en compte des "exigences démocratiques" des Ivoiriens.

Pour Amara Essy, ancien ministre des Affaires étrangères (1990-1999) de Côte d’Ivoire, le scrutin présidentiel dont le premier tour doit se tenir le 25 octobre « ne s’annonce ni ouvert, ni régulier ».

« Je suspends ma participation à l’élection présidentielle de 2015 et subordonne un éventuel maintien de ma candidature à la prise en compte effective des légitimes exigences démocratiques et républicaines du peuple de Côte d’Ivoire » a-t-il ainsi affirmé mardi 6 octobre, dans un communiqué. « Si nous n’y prenons garde, nous nous acheminons vers une crise postélectorale, une crise postélectorale de trop », a-t-il prévenu, affirmant ne pas se porter « complice d’une combine électorale ».

« Tout semble mis en place pour un passage en force », poursuit Amara Essy, évoquant le fait que le nombre de bureaux de vote vient « seulement d’être fixé par décret du 29 septembre 2015 », la distribution « à la hâte » des cartes d’électeurs et l’absence de « toilettage » du fichier électorale. « Il n’existe aucune garantie d’accès équitable sur toute l’étendue du territoire, pour tous les candidats ou leurs représentants », estime-t-il.

Quid des candidats de la CNC ?

Enfin, l’ancien candidat critique le refus de dialogue du pouvoir avec l’opposition et déclare ne pas vouloir jouer un « rôle de figurant dans une élection où les enjeux sont faits sans se préoccuper de nos désirs de paix…. ».

Il y a une semaine, Charles Konan Banny, Mamadou Koulibaly, Bertin Konan Kouadio, Kacou Gnangbo et Siméon Konan Kouadio, tous candidats contre le président Alassane Ouattara, ont pris la tête d’une manifestation pour dénoncer l’organisation du scrutin à venir.

Issus pour la plupart de la Coalition nationale pour le changement (CNC), ils ont également renouvelé leur exigence sur la « dissolution » de la Commission électorale indépendante (CEI). Les prochains diront si la décision d’Amara Essy aura une incidence sur leur participation au scrutin.

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