Environnement

L’Afrique pourrait quadrupler la part des énergies vertes dans la couverture de ses besoins d’ici à 2030

| Par Jeune Afrique avec AFP
Des éoliennes dans le parc de Tarfaya, au Maroc, le 14 mai 2013.

Des éoliennes dans le parc de Tarfaya, au Maroc, le 14 mai 2013. © Fadel Senna/AFP

D’ici à 2030, près d’un quart des besoins énergétiques du continent africain pourrait être couvert par les énergies renouvelables, selon un rapport publié lundi par l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena).

« Alors qu’en 2013, les énergies vertes (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc…) couvraient 5% des besoins énergétiques africains, elles pourraient atteindre 22% d’ici 2030 », assure l’Irena dans son rapport Africa 2030. « L’Afrique détient quelques-unes des meilleures ressources en énergie renouvelable au monde », a commenté Adnan Z. Amin, le directeur général de l’Irena, cité dans le rapport.

Le solaire peut être développé sur tout le continent, explique le rapport, tandis que la biomasse et l’hydraulique représentent un potentiel plus important dans les régions centrales et méridionales. *

L’éolien est lui surtout intéressant dans le Nord, l’Est et le Sud, tandis que la vallée du grand rift a un important potentiel géothermique.

70 milliards de dollars d’investissement par an

Selon l’Irena, la production d’énergie doit au moins doubler d’ici 2030 pour accompagner le développement économique du continent et satisfaire la demande. Avec la baisse des coûts des technologies, les énergies renouvelables apparaissent selon l’Agence comme l’option la plus économique dans un nombre croissant de situations.

Selon le rapport, le développement des capacités et des infrastructures de distribution de courant nécessiteront néanmoins des investissements de 70 milliards de dollars en moyenne par an d’ici 2030.

L’Irena met notamment l’accent sur le potentiel en matière de biomasse non traditionnelle, via des fours sans évacuation extérieure. Selon elle, le passage à des solutions de biomasse moderne (utilisation des déchets, cuisinières améliorées, etc) pour la cuisson réduirait l’utilisation de fourneaux traditionnels inefficaces de plus de 60%. Cela représenterait une source d’économies d’au moins 20 milliards de dollars par an, notamment en frais de santé grâce à l’amélioration de la qualité de l’air dans les logements.

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