Société

Kasha Jacqueline Nabagesera, militante ougandaise anti-homophobie, reçoit le « prix Nobel alternatif »

Kasha Jacqueline Nabagesera lors de la gay pride de New York en 2015. © Kathy Willens/AP/SIPA

La militante ougandaise de la cause LGBT, Kasha Jacqueline Nabagesera, a été distinguée jeudi par le prix Right Livelihood, sorte de « prix Nobel alternatif ».

La militante ougandaise pour les droits des homosexuels et des transgenres, Kasha Jacqueline Nabagesera, a été récompensée, jeudi 1er octobre, par le prix Right Livelihood, créé en 1980 par le Germano-Suédois Jakob von Uexkull, ancien parlementaire européen vert, et considéré comme un « prix Nobel alternatif ».

Elle partage cette distinction, qui vise à « honorer et soutenir ceux et celles qui offrent des réponses pratiques et exemplaires aux défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui », avec la Canadienne Sheila Watt-Cloutier, porte-parole de la cause inuite, et un médecin italien, Gino Strada, fondateur de l’ONG Emergency pour la rééducation des victimes de guerre. Les trois lauréats se partageront trois millions de couronnes suédoises (soit 320 000 euros).

En 2011, Kasha Jacqueline Nabagesera avait déjà reçu le prix Martin Ennals, sorte de « prix Nobel des droits de l’homme », pour « son travail sur les droits des LGBT et des personnes marginalisées en Ouganda ». Elle avait également fait la couverture du magazine Time en juin dernier.

Couverture du Time Magazine.

 

Fondatrice et directrice exécutive de Freedom and Roam Uganda, principale organisation LGBT en Ouganda, Kasha Jacqueline Nabagesera combat depuis de nombreuses années les inégalités et les persécutions envers les homosexuels et transgenres. En 2010, elle faisait notamment partie de la liste d’homosexuels présumés, accompagnée d’un appel à les pendre, publiée par le journal ougandais Rolling Stone.

Ayant déposé une plainte contre la publication, avec les militants ougandais Pepe Onziema et David Kato Kisule, elle avait obtenu gain de cause, la justice interdisant par la suite au journal de publier les identités et les adresses de personnes homosexuelles et le condamnant à verser des indemnités aux personnes discriminées. Le 26 janvier 2011, le militant David Kato Kisule était assassiné.

En août 2011, Kasha Jacqueline Nabagesera avait également lancé une campagne pour contrer la proposition de loi déposée par le député David Bahati, prévoyant la peine de mort pour « homosexualité aggravée ». Celle-ci visait à éduquer le grand public sur l’existence, la tolérance et la compréhension de la sexualité et des questions d’orientation sexuelle.

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