Société

Centrafrique : Catherine Samba-Panza toujours attendue à Bangui où règne un calme relatif

Mis à jour le 30 septembre 2015 à 13:39

Une personne blessée lors de violences provoquées par l’assassinat d’un conducteur de moto-taxi, le 26 septembre 2015 à Bangui. © AFP/Edouar Dropsy

Un calme relatif régnait mercredi à Bangui. La veille, de violents affrontements ont opposé les milices anti-balaka aux forces internationales alors que la présidente de transition Catherine Samba-Panza est toujours attendue dans la capitale centrafricaine.

Catherine Samba-Panza a quitté lundi 28 septembre New York, où se déroulait l’Assemblée générale de l’ONU. La présidente de la transition était attendue à Bangui mardi dans l’après-midi, mais n’avait toujours pas atterri dans la capitale centrafricaine mercredi 30 septembre en fin de matinée.  Selon nos informations, elle se trouve à Douala dans l’attente d’un vol pour la RCA.

La veille, mardi 29 septembre, la journée a été rythmée par d’importantes violences à Bangui, principalement dans le 8e arrondissement à proximité de l’aéroport international. La Minusca et la force Sangaris ont rencontré de très fortes résistances alors qu’ils tentaient de démanteler les barricades établies sur l’axe Combattant. Des combats qui ont duré au moins quatre heures et ont été d’une grande intensité.

« Une volonté ferme d’en découdre »

Selon une source sécuritaire, l’armée française a rencontré une forte résistance tout près de l’aéroport où la principale barricade était érigée. Une barricade conséquente où se trouvaient « une quarantaine d’anti-balaka bien organisés et bien équipés [RPG et pick-up monté avec une mitrailleuse 14.5, Ndrl] », raconte notre source. Un hélicoptère Tigre de Sangaris a été visé par un tir de RPG. Il a répliqué. « Il y a avait une volonté ferme d’en découdre », dit notre source. Les affrontements ont pris fin vers 17h GMT après la levée de l’ensemble des barricades du secteur.

Vers 22 h (GMT), la Minusca a été prise à partie au niveau du lycée Boganda par un groupe d’anti-balaka qui venaient du quartier Boy-Rabe. L’accrochage a duré près de deux heures.

Mercredi 30 septembre au matin, Bangui avait retrouvé un semblant de calme même si des pillages ont été signalés. Deux manifestations étaient prévues. Le premier appel, lancé par le Mouvement citoyen pour l’appropriation de la destinée du pays (créé récemment autour de Gervais Lakosso) a été très peu suivi.  L’autre manifestation, initiée par la communauté musulmane du PK5, n’a pour le moment pas eu lieu.