Transports

Cemac : la Banque mondiale soutient le commerce

Transporter un conteneur de 20 tonnes entre Douala et Bangui peut nécessiter entre 15 et 28 jours. Nyaba Leon Ouedraogo/JA ©

Le comité exécutif de la Banque mondiale a approuvé des financements de 125 millions de dollars pour améliorer les infrastructures de transport en Afrique centrale.

Les 125 millions de dollars débloqués par la Banque mondiale viendront soutenir le projet de facilitation du transport et du transit de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac). Ce programme régional vise à améliorer le commerce et à connecter les pays de la zone, notamment le Cameroun et deux pays enclavés, la Centrafrique et le Tchad. Deux corridors clés sont visés : la liaison Douala-N’Djamena et l’axe Douala-Bangui. Les travaux devraient notamment permettre de réduire les goulets d’étranglement actuels afin de garantir un accès aux routes quelle que soit la saison.

Les infrastructures routières font l’objet d’une attention paticulière de la part des institutions d’aide au développement. En mai dernier, Jeune Afrique annonçait les travaux sur la future liaison entre Yaoundé, la capitale du Cameroun, et Brazzaville, la capitale congolaise, financée par la Banque africaine de développement (BAD). Cette dernière vient également de débloquer 122 millions d’euros pour l’axe Ouagadougou (Burkina Faso) – frontière togolaise.

Un corridor de 1 500 kilomètres

Les financements consistent en un crédit de 123,4 millions de dollars et une subvention de 1,6 millions de dollars de la part de l’Association internationale de développement (IDA), une filiale de la Banque mondiale. Elizabeth Lule, directrice du département Intégration régionale en Afrique pour la Banque mondiale, explique dans un communiqué que « les principaux centres d’affaires de la Centrafrique et du Tchad sont situés à au moins 1 500 km du port le plus proche, celui de Douala au Cameroun. Le projet contribuera à améliorer les échanges commerciaux entre les pays de la région et encouragera l’intégration des marchés. »

La Cemac souhaite remettre en état au moins 90 % de ce corridor d’ici la fin 2015. Aujourd’hui, transporter un conteneur de 20 tonnes de Douala à Bangui peut nécessiter entre 15 et 28 jours en raison des fréquentes fermetures des routes pendant la saison des pluies.

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