Santé

Les partenariats public-privé au coeur de la lutte contre le paludisme

Des patients victimes de paludisme. (photo d'illustration) © Karel Prinsloo/AP/SIPA

Face à la pandémie, les pouvoirs publics et les acteurs privés démontrent qu’ils peuvent collaborer avec une certaine efficacité.

Selon Roll Back Malaria (RBM), 2,5 milliards de dollars ont été réunis en 2014 dans le monde (trois fois plus qu’en 2005) pour lutter contre le paludisme, un mal qui frappe essentiellement l’Afrique, qui concentre dans 80% des cas au niveau mondial.

Si les bailleurs multilatéraux et bilatéraux sont les principaux contributeurs, suivis de puissantes fondations, comme « Bill & Melinda Gates » et des gouvernements, les entreprises sont également de plus en plus nombreuses à s’engager.

Appui du secteur privé

En effet, depuis la société locale, qui met à disposition des moustiquaires et participe à la prévention, jusqu’à la multinationale bancaire ou minière, qui débloque des millions de dollars ou met à disposition sa clinique privée, les engagements du secteur privé se multiplient. Par exemple, depuis 2000, ExxonMobil a investi plus de 140 millions de dollars dans la recherche, la prévention ou le traitement du paludisme.

Le coût moyen du paludisme par an et par salarié atteint cent dollars lorsque rien n’est fait pour prévenir la maladie

Les pays où le secteur privé est le plus investis seraient d’après l’ONG « Santé en entreprise » (SEE), ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats, en particulier lorsque les entreprises prennent part aux Plans nationaux de lutte contre le paludisme.

Une étude réalisée par l’ONG en 2014 dans 18 pays d’Afrique francophone, met en évidence  une réduction de la prévalence du paludisme, passé de 16% en 2000 à 2,24% en 2010 au sein de la société minière Morila SA au Mali. Au Bénin, le nombre de patients infectés parmi les effectifs de SCB-Lafarge et CAJAF COMON, a été divisé par plus de deux sur la même période. « Le coût moyen du paludisme par an et par salarié atteint cent dollars lorsque rien n’est fait pour prévenir la maladie », rappelle Érick Maville, le directeur général de SEE.

Des financements variables

Les pays anglophones, mieux organisés, sont encore plus avancés, et le programme mis en place au Ghana fait d’AngloGold Ashanti le partenaire principal dans le pays du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. C’est la société minière, en lien avec le ministère de la Santé, qui gère directement les subventions accordées par le fonds auxquelles elle ajoute sa contribution.

Le « niveau de financement apporté par les entreprises est très variable et difficile à estimer, explique Érick Maville : en général, leurs représentants se réunissent dans le cadre du plan national, et après avoir juger du niveau de subventions internationales reçu et du montant alloué par le gouvernement, ils ajoutent leur participation  ».

 

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