Automobile

Renault France sauvé par… le Maroc

Les véhicules produits sur le sol marocain se vendent comme des petits pains en France.

Les véhicules produits sur le sol marocain se vendent comme des petits pains en France. © Azzouz Boukallouch/AFP

Depuis mars dernier, le constructeur français Renault a vendu 6 000 Dacia Lodgy, fabriquées au Maroc, sur le territoire français. Selon Renault, son usine de Tanger a donné du travail à la France.

N’en déplaise au ministre du « redressement productif » Arnaud Montebourg, l’industrie automobile française peut remercier le Maroc. Les monospaces à bas coût Dacia Lodgy, fabriqués dans la nouvelle usine de Renault à Tanger, se vendent comme des petits pains en France. Sur le seul mois de juillet, 2 300 d’entre eux ont trouvé preneur dans l’hexagone, et 6 000 depuis le lancement du modèle au salon de Genève, début mars 2012.

Du coup, la marque Dacia, propriété du groupe français, a doublé ses ventes le mois dernier alors que le marché hexagonal était en repli de 7 %. Dacia représente désormais plus du tiers des véhicules particuliers écoulés par le groupe Renault en France, alors que le volume vendu sous le blason au losange a quant à lui baissé de 27 % depuis janvier. Outre le Lodgy, qui coûte entre 10 000 et 16 000 euros dans l’hexagone, les modèles de 4×4 « populaires » Duster et Logan (fabriqués en Roumanie, mais aussi à Casablanca), continuent aussi à bien se vendre en Europe. En juillet, grâce aux performances de la marque d’origine roumaine, les ventes totales du groupe Renault en France n’ont baissé que de 6 % (42 637 unités).

Impossible de faire du low cost en France

« Pour Renault, il n’était pas envisageable de fabriquer un véhicule low-cost en France. Renault Tanger a donné du travail à la France. Dire le contraire, c’est manquer de respect aux ingénieurs français qui participent depuis trois ans au projet ! », déclarait en mars à Jeune Afrique Tunç Basegmez, le directeur de l’usine marocaine, répondant aux critiques des politiciens français s’offusquant de ce qu’ils considéraient comme une « délocalisation ».

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