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Kenya : la BAD va aider la « silicon savannah »

Konza City, présentée comme la future Silicon Valley africaine, a du mal à sortir de terre.

Konza City, présentée comme la future Silicon Valley africaine, a du mal à sortir de terre. © konzacity.co.ke

Konza Technology City, le parc technologique prévu par le Kenya, vient de recevoir un soutien décisif de la Banque africaine de développement. Cette dernière s’est engagée à aider le gouvernement à lever les 10 milliards de dollars nécessaires.

Depuis qu’il a été décidé par le gouvernement kenyan, Konza City, l’ambitieux projet de Silicon Savannah, destiné à faire du Kenya le pôle technologique de l’Afrique, a eu du mal à attirer les investisseurs. Certains ont ouvertement critiqué le projet qu’ils considèrent comme une simple opération immobilière et, alors que la première pierre devait être posée en avril, le manque d’investisseurs a retardé le début des travaux. Malgré plusieurs marques d’intérêt de la part de sociétés comme Microsoft, Nokia et IBM, aucune d’entre elles n’a pour l’instant engagé un dollar dans le projet.

Un nouveau genre d’emprunt panafricain

Mais Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD), s’est engagé à soutenir le Kenya dans sa recherche d’investisseurs internationaux, persuadé que ce projet permettra la création de milliers d’emplois : « Nous voulons travailler avec le gouvernement kenyan pour l’aider à attirer des investisseurs étrangers. Nous poussons les banques centrales africaines, de même que les ministres des Finances à mettre en place un mécanisme d’émission d’obligations à l’échelle du continent. » Une initiative qui pourrait être utilisée non seulement pour trouver des fonds pour Konza City, mais aussi pour financer des grands projets d’infrastructures à travers toute l’Afrique.

Partie intégrante de plan de développement kenyan « Vision 2030 », Konza City veut capitaliser sur le très dynamique secteur technologique kenyan et voudrait à terme créer 80 000 emplois. Situé à 60 kilomètres de Nairobi, le complexe comprendra notamment un parc technologique, un campus universitaire, un quartier d’affaires et des logements. La livraison doit avoir lieu dans vingt ans.

 

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