Justice

L’Algérie demande l’extradition de Rachid Mesli qui… a déjà quitté l’Italie

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Accusée de corruption sous Ben Ali, la justice tunisienne continue d’être ciblée pour ses méthodes équivoques (image d'illustration).

Accusée de corruption sous Ben Ali, la justice tunisienne continue d’être ciblée pour ses méthodes équivoques (image d'illustration). © Jack/Flickr

Le ministre algérien de la Justice a déclaré jeudi que l’Algérie allait demander l’extradition de l’avocat algérien Rachid Mesli arrêté par l’Italie le 19 août. Mais le réfugié politique a déjà été libéré et a regagné la Suisse où il vit.

Tayeb Louh, le ministre de la Justice s’est exprimé sur l’arrestation en Italie de Rachid Mesli en marge de la séance de vote du code de procédure pénale à l’Assemblée populaire nationale (APN). Il a affirmé que l’Algérie présenterait à l’Italie, dans les délais, la demande d’extradition de l’ex-avocat de plusieurs dirigeants de l’ex Front islamique du salut (FIS), qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, rapporte l’agence de presse algérienne. « Le dossier sera fin prêt dans les délais avant son envoi par voie diplomatique », a dit le ministre.

Rachid Mesli, un avocat aujourd’hui président de l’ONG Alkarama à Genève est réfugié politique en Suisse, car un mandat d’arrêt international émis par l’Algérie pèse sur lui pour des crimes liées à une entreprise terroriste. Il a été arrêté par la police italienne le 19 août, puis assigné à résidence dans la ville italienne où il se trouvait, alors qu’il voyageait avec sa famille.

Dossier incomplet

Bien que l’Algérie ait adressé une demande d’extradition à l’Italie, Rachid Mesli est déjà libre et a regagné depuis mercredi 16 septembre la ville de Genève, siège de son organisation de défense des droits de l’homme. Ses avocats avaient demandé à la justice italienne la levée de la mesure d’assignation. Le 15 septembre, la cour d’appel de Turin y a mis fin et Rachid Mesli a pu quitter l’Italie.

« La justice italienne n’a pas statué sur la demande d’extradition car le premier dossier transmis par l’Algérie était incomplet et incohérent. Ils doivent compléter le dossier ». Quand ce sera le cas, « si le dossier n’est pas rejeté, je devrais retourner en Italie pour l’audience relative à l’extradition », a expliqué Rachid Mesli à Jeune Afrique. « Je doute que la justice algérienne puisse transmettre un dossier sérieux à l’Italie », a poursuivi l’avocat, qui explique qu’il est souvent arrêté lors de ses voyages, mais qu’en raison d’un manque d’éléments dans le mandat d’arrêt, il est à chaque fois très vite relâché.

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