Politique

Burkina : Kafando, Zida et des ministres retenus de force à la présidence par des éléments du RSP

Isaac Zida et Michel Kafando à Ouagadougou le 21 novembre 2014.

Isaac Zida et Michel Kafando à Ouagadougou le 21 novembre 2014. © Sia Kambou/AFP

Des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont interrompu le Conseil des ministres ce mercredi au palais présidentiel de Kosyam. Ils retiennent de force le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida, et plusieurs ministres à la présidence.

Leurs revendications sont encore floues, mais plusieurs éléments du régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont interrompu, mercredi 16 septembre, vers 14h30, le Conseil des ministres hebdomadaire réuni au palais présidentiel de Kosyam.

D’après nos informations, des militaires de la garde présidentielle ont retenu de force le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida et plusieurs ministres dans la salle du conseil. Selon une source à la présidence, des « négociations tendues » ont eu lieu entre les gradés du RSP et les membres du pouvoir exécutif, tandis qu’une partie de la haute hiérarchie militaire tentait de mener une médiation. D’après la radio locale Oméga, Michel Kafando et Isaac Zida auraient ensuite été emmenés dans le camp Nabaa Koom, la caserne du RSP située juste derrière le palais de Kosyam.

Si peu d’informations filtrent sur le contenu des discussions pour le moment, ce nouveau coup de sang du régiment présidentiel, déjà impliqué dans plusieurs crises ouvertes avec Zida, intervient au lendemain de la publication d’un rapport de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes préconisant la dissolution du RSP et sa mise à l’écart de la sécurité du président de la République.

Dans une déclaration transmise à la presse, Chérif Sy, le président du Conseil national de transition (CNT), le parlement intérimaire burkinabè, a appelé ses compatriotes à se mobiliser « pour faire échec à cette opération » et pour obtenir « la libération immédiate du chef de l’État, du Premier ministre et des ministres arrêtés ». Un appel visiblement entendu dans les rues de Ouagadougou, où des citoyens, répondant également à l’appel d’organisations de la société civile comme le « Balai citoyen », commençaient à se rassembler sur la place de la Révolution en fin d’après-midi.

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