Politique

Burundi : l’opposition exige des « sanctions ciblées » contre Nkurunziza et ses proches

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 15h01
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, lors de sa prestation de serment pour son troisième mandat controversé, le 20 août 2015 à Bujumbura.

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, lors de sa prestation de serment pour son troisième mandat controversé, le 20 août 2015 à Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

La principale coalition de l’opposition burundaise a appelé mardi à des sanctions internationales « ciblées » contre le président Pierre Nkurunziza et son entourage. Elle les accuse d’avoir plongé le Burundi dans un « climat de terreur », allant même jusqu’à menacer de le « chasser » s’il refusait de se retirer.

Dans un communiqué, le Comité national pour le respect de l’accord d’Arusha et de l’État de droit (Cnared) dénonce un « climat de terreur » et un « environnement de pré-guerre ». La coalition réclame par ailleurs des sanctions à la communauté internationale pour pousser Pierre Nkurunziza à négocier son départ et éviter que le pays ne retombe dans la violence.

« Nous ne voulons pas de sanctions qui frappent l’ensemble de la population, nous appelons à des sanctions qui ciblent très directement Nkurunziza et la clique qui contrôle le pouvoir autour de lui », a déclaré mardi 15 septembre Jérémie Minani, chargé de la communication du Cnared.

« Tous les moyens légaux pour le chasser, y compris la force militaire »

Parmi ces « sanctions ciblées » figurent les gels d’avoirs et interdictions de voyager, a-t-il précisé. « Le président Pierre Nkurunziza a deux options : accepter de négocier son départ ou s’entêter […] et dans ce cas-là, le Cnared utilisera tous les moyens légaux pour le chasser, y compris la force militaire », a-t-il ajouté.

Le Cnared, vaste coalition créée en août et regroupant l’opposition sur place et en exil, des figures de la société civile et des militaires mutins, assure n’avoir « rien à voir » avec les violences qui agitent le Burundi depuis la réélection du président Nkurunziza, le 21 juillet, lors d’une présidentielle jugée non crédible au niveau international. « Si jamais nous sommes obligés de recourir aux armes, nous l’annoncerons publiquement », a assuré Jérémie Minani.

Les principaux dirigeants du Cnared – opposants et responsables de la société civile – sont accusés par une commission d’enquête judiciaire d’être les meneurs d’un « mouvement insurrectionnel » agissant en « concertation étroite » avec les auteurs du putsch du 13 mai.

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