Elections

RDC : l’UDPS de Tshisekedi annonce l’échec des négociations avec le camp Kabila

Étienne Tshisekedi, le leader de l'UDPS. © Gween Dubourthoumieu/J.A.

Dans un communiqué publié dimanche, Étienne Tshisekedi, principal opposant congolais et leader de l'UDPS, a demandé "à ses délégués de se retirer, dès cet instant, de la table des négociations" avec les représentants du président Joseph Kabila. Les deux camps discutaient à Venise et à Ibiza notamment sur le format du prochain dialogue en RDC.

La participation d’Étienne Tshisekedi au dialogue préconisé par Joseph Kabila est plus que jamais hypothétique. Les négociations de Venise et d’Ibiza entre le camp de cet opposant historique et celui du chef de l’État congolais, qui « avaient pour but de prédéfinir le format, la thématique et de régler tous les problèmes liés à l’organisation d’un dialogue devant se dérouler à Kinshasa » ont échoué, selon un communiqué de la présidence de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) publié tard dans la soirée du 13 septembre et dont Jeune Afrique a pu se procurer une copie (voir le document ci-dessous).

Considérant « le danger qu’il y a de mettre en péril les acquis de nos longues années de lutte pour le changement démocratique et vu l’importance des enjeux pour la nation », Étienne Tshisekedi lance également un « appel solennel à toutes les forces politiques et acquises au changement, de s’unir ».

Tshisekedi dit non au « glissement »

L’unité souhaitée par le leader de l’UDPS vise à atteindre trois objectifs : « l’organisation d’un processus électoral crédible et dans un climat apaisé, l’élaboration d’un calendrier [électoral] consensuel et qui tient compte des délais constitutionnels et le transfert pacifique du pouvoir ».

Autrement dit, Étienne Tshisekedi s’oppose ouvertement au glissement du calendrier électoral alors que ses détracteurs le soupçonnaient de vouloir se rapprocher de Joseph Kabila pour participer à un éventuel gouvernement de transition, lequel aurait vraisemblablement avalisé un prolongement du mandat du président sortant au-delà de 2016.

Cette nouvelle volte-face de l’UDPS – qui avait accepté de participer au dialogue avec le président Kabila, « sous certaines conditions » – intervient deux semaines après une marche des Congolais à Bruxelles, « fief » d’Étienne Tshisekedi à l’étranger. Des manifestants en colère avaient, pour la première fois, scandé des cris hostiles à l’opposant congolais, n’hésitant pas à le taxer de « collabo » du régime de Kinshasa.

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