Elections

Côte d’Ivoire : un mort et des blessés dans des manifestations contre la candidature d’Alassane Ouattara

Le président ivoirien Ouattara en visite à Paris en décembre 2014. © Christophe Ena/AP/SIPA

Des manifestations ont lieu à Abidjan et dans plusieurs autres villes de Côte d'Ivoire pour protester contre la candidature à la présidentielle du président sortant Alassane Ouattara, provoquant de violents heurts.

Lors de ces manifestations – principalement dans l’Ouest -, des violences ont provoqué la mort jeudi d’une personne et ont fait plusieurs blessés. Ces manifestations ont été convoquées par une partie de l’opposition favorable à Laurent Gbagbo et qui conteste l’éligibilité de Ouattara.

La veille, le Conseil constitutionnel ivoirien avait dévoilé la liste définitive des dix candidats, parmi lesquels Alassane Ouattara qui se présente pour briguer un second mandat face à une opposition morcelée. Une situation qui favorise de fait le président sortant.

Les principaux heurts se sont produits dans la région natale de Laurent Gbagbo

À Gagnoa, la ville natale de Gbagbo (230 km au nord-ouest d’Abidjan), des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la chaussée, tandis qu’à Bonoua, d’où est originaire l’ex-première dame Simone Gbagbo (60 km à l’est d’Abidjan), des manifestants ont paralysé une partie de la ville. Des jeunes Abourés (ethnie locale dont est issue Simone Gbagbo) et des Dioulas (ethnie principalement musulmane du nord dont est issue Alassane Ouattara) se sont affrontés à coups de pierres. Il y a eu de nombreux blessés.

À Bayota, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Gagnoa, des échauffourées entre transporteurs routiers majoritairement Dioula et des jeunes ont fait au moins un blessé grave parmi les transporteurs. Des affrontements très violents entre gens armés de couteaux, de gourdins et de pierres ont ensuite eu lieu dans la localité voisine de Logouata. Un homme âgé du village a été tué et des maisons ont été incendiées, a-t-on dit de mêmes sources. Plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital de Sinfra.

Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, avait pourtant mis en garde lundi contre tout désordre, et assuré qu’il mettrait tous les moyens en oeuvre pour que le scrutin se déroule dans un climat apaisé. Ce qui ne semble pas gagné d’avance…

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte