Politique

France-Afrique : ce que François Hollande a dit lors de sa conférence de presse

Le président français, François Hollande, tenait lundi la sixième conférence de presse de son mandat. Au menu, outre les sujets de politique intérieure, la crise des réfugiés et le terrorisme ont dominé la séance de questions-réponses.

Mis à jour le 7 septembre 2015 à 13:18

François Hollande, lors de la conférence de presse le 7 septembre 2015. © elysee.fr

L’Afrique était loin d’être au centre de la conférence de presse de François Hollande, lundi 7 septembre. Le chef de l’État français a néanmoins évoqué à plusieurs reprises le continent, notamment en ce qui concerne la question des réfugiés et déplacés ou encore le terrorisme.

Sur les réfugiés

« Il y a des situations qui frappent à la porte de nos consciences », a ainsi déclaré François Hollande, invoquant la nécessité de « faire des choix qui compteront face à l’histoire ». « Il faut faire face à l’afflux des déplacés avec humanité [et] j’ai proposé avec la chancelière allemande Angela Merkel un mécanisme permanent et obligatoire d’accueil des réfugiés pour les pays européens », a annoncé le président.

Proposant une grande conférence internationale sur les réfugiés à Paris, François Hollande a déclaré que la France allait accueillir « 24 000 réfugiés » dans le cadre du mécanisme européen et que la France souhaitait mettre en place des centres d’identification afin de différencier les migrants admissibles au droit d’asile et « ceux qui doivent être reconduits avec dignité ».

Les pays de transit doivent être aidés pour retenir ou raccompagner les déplacés.

« Si nous voulons éviter l’exode des populations, nous devons fournir une aide humanitaire massive [et] nous devons agir avec les pays d’origine, en mettant en place des centres de transit notamment, dans le cadre d’une politique de co-développement », a ajouté François Hollande. « Les pays de transit doivent être aidés pour retenir ou raccompagner les déplacés et c’est l’enjeu de la politique européenne avec les pays africains », a-t-il précisé. L’Union européenne est notamment en discussion avec le Niger et envisage la mise en place de centres dans le nord du pays.

Sur le terrorisme

« Nous devons lutter contre tous les terrorismes », a réaffirmé le président français. « La France a toujours pris ses responsabilités et nous l’avons montré au Mali et plus largement au Sahel [et] en Centrafrique », a-t-il rappelé.

Le président français n’a toutefois pas évoqué la présidentielle centrafricaine à venir, ou encore les troubles liés à Boko Haram ou à la situation dans le nord du Mali, il a en revanche longuement parlé de la Syrie et de l’Irak, où la France est engagée dans la coalition contre l’État islamique. François Hollande a ainsi annoncé que la France allait procéder à des « reconnaissances » dès le mardi 8 septembre, afin d’« envisager des frappes » contre les terroristes.

Nous devons lutter contre tous les terrorismes.

En revanche, « il serait inconséquent d’envoyer des troupes au sol », a ajouté le chef de l’État français, soulignant que c’était « aux pays voisins de prendre cette responsabilité ». « L’issue est politique en Syrie », a poursuivi François Hollande, précisant toutefois que « rien ne [devait] être fait qui puisse maintenir Bachar al-Assad au pouvoir. » Et de conclure : « La transition passe par le départ d’Assad. C’est lui qui est responsable de la situation, (…) lui a tiré sur son peuple, qui a utilisé des armes chimiques ».