Sécurité

Mali : la Plateforme entame un retrait partiel d’Anéfis

Le général Gamou, fondateur du Gatia, en février 2013, à Gao. © Émilie Régnier pour J.A.

Sous pression du gouvernement et de la médiation internationale, la Plateforme a annoncé samedi qu'elle avait débuté le retrait de ses troupes de la localité d'Anéfis, dans le Nord du Mali.

La situation commence timidement à se débloquer à Anéfis. Samedi 5 septembre, la Plateforme, qui regroupe différents groupes armés pro-gouvernementaux, a annoncé dans un communiqué qu’elle avait entamé le retrait de ses troupes de cette localité stratégique du nord du Mali prise mi-août aux rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), violant au passage le cessez-le-feu en vigueur depuis deux mois. Cette reprise des hostilités avait notamment conduit la CMA à suspendre sa participation au processus de paix.

Dans ce communiqué, la Plateforme annonce le début de son retrait d’Anéfis mais se garde de préciser le nombre de combattants concernés ainsi qu’une date à laquelle il sera définitif. Elle dit également avoir pris en compte la demande du président Ibrahim Boubacar Keïta – qui a publiquement réclamé son départ de cette localité la semaine dernière – et les exigences de la médiation internationale. La Plateforme affirme aussi avoir reçu « l’engagement de la communauté internationale concernant la sécurisation de la localité qui sera assurée par les forces de la Minusma (la mission de l’ONU au Mali, NDLR) », une de ses conditions pour quitter Anéfis.

Retrait partiel

De son côté, la mission onusienne, qui dispose de troupes autour de la ville, continue à demander un retrait immédiat et sans conditions. « Pour le moment, nous ne constatons qu’un retrait partiel, glisse une source onusienne jointe lundi matin. Une fois qu’il sera définitif, nous exécuterons notre mandat de protection des populations comme nous le faisons partout ailleurs dans le nord du Mali. »

Enfin, dans son communiqué, la Plateforme, en partie composée de Touaregs imghad, « demande la libre circulation des biens et des personnes dans la région de Kidal », bastion de leurs adversaires ifoghas de la CMA. Au-delà des rivalités claniques entre Touaregs, cette impossibilité de pouvoir se déplacer dans la zone de Kidal constitue aussi un problème important pour certains membres de la Plateforme, notamment pour leur participation à différents trafics en tout genre.

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